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Au festival Premiers plans, pourquoi le film en compétition « July & September » séduit et divise... |
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Ariane Labed, la réalisatrice de "September & July", l’un des dix longs-métrages en compétition au festival Premiers plans, à Angers. © Ouest-France
Parmi les dix longs-métrages en compétition au festival Premiers plans, à Angers, July & September, dans les pas de deux sœurs à la relation fusionnelle, a marqué les festivaliers.
C’est le grand retour d’Ariane Labed au festival Premiers plans d’Angers (Maine-et-Loire), qui se termine ce dimanche 26 janvier 2025. En 2011, elle recevait le prix d’interprétation pour son tout premier rôle, dans Attenberg. En 2015, elle était membre du jury. Et pour la 37e édition, elle est venue présenter en compétition son premier long-métrage en tant que réalisatrice, l’énigmatique September & July.
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L’histoire de deux sœurs qui entretiennent une relation fusionnelle et toxique, nimbée d’un incroyable secret. Un film qui a divisé le public du festival, tant il peut être déroutant.
On aime
L’extraordinaire tension qui anime le film. « Pour garder le mystère jusqu’au bout, il fallait tenir le spectateur en haleine. Cela passe notamment par un énorme travail sur le son ». Voilà pour la forme. Pour le fond, Ariane Labed revendique pleinement sa volonté de laisser une place à l’imaginaire du spectateur. « J’en ai marre qu’on nous explique tout ».
Un procédé qui divise, comme elle a pu le constater lors des avant-premières : « Il y a toujours beaucoup de questions, et je suis consciente de déstabiliser le spectateur. Le film ne laisse personne indifférent ».
On aime moins
Un sentiment diffus de malaise grandit tout au long de ce long-métrage, car on ne sait jamais comment la situation risque de basculer. Ce qui nous place en permanence sur le qui-vive. Mais c’est précisément la volonté de la réalisatrice, pour nous préparer au rebondissement final, qui prolonge la réflexion sur le film bien au-delà de la dernière image…