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Après des siècles sous terre, quel est ce château « ressuscité » à visiter en Maine-et-Loire ?... |
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Les vestiges du château des Forges à Noyant-la-Gravoyère (Maine-et-Loire) peuvent être visités sur réservation. © Ouest-France
Le château de la Gravoyère (dit « des Forges ») a dévoilé ses vestiges le 1er août, dans le cadre des P’tites pépites, des visites organisées tout l’été par l’office de tourisme de l’Anjou Bleu (Maine-et-Loire).
Pendant des siècles, il a fallu le deviner et l’imaginer. Le paysage était verdoyant, vide en apparence. Pourtant, assoupi plusieurs mètres sous terre, le château de la Gravoyère attendait sa résurrection. « Les anciens venaient jouer ici, sur la plaine, et personne ne se doutait qu’un château entier était juste en dessous », sourit Yan Harris, président de l’association des Amis du château de la Gravoyère.
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Le château ressuscité
Pourtant, ce vendredi 1er août, les vestiges de l’édifice du XIIIe siècle se dévoilent sous les yeux d’Agathe, Titouan et Léon, des cousins âgés de 6 à 13 ans, venus avec leur grand-mère angevine, Isabelle Wallut. « J’aime l’histoire, sourit-elle. Dans cette visite, il y en a autant pour les adultes que pour les enfants. »

La visite du château de la Gravoyère est organisée dans le cadre des P’tites Pépites, sur le territoire des Vallées du Haut-Anjou. Ouest-France
Au début de la visite, Isabelle Wallut l’admet : « Je ne connaissais pas du tout ce lieu. » Yan Harris, son guide du jour, n’est pas surpris : « C’est tout le drame de ce château, mais c’est aussi ce qui fait la particularité de son histoire. »
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Yan Harris parle du château de la Gravoyère (rebaptisé « des Forges » par l’association) comme d’un « ressuscité ».
Il tombe dans l’oubli vers 1620, lorsque Louis XIII, mécontent du seigneur local, décide… de raser son habitation. « Louis XIII a mis une raclée à sa mère, Marie de Médicis, et a décidé de se venger des seigneurs qui l’ont soutenue, raconte Yan Harris. Il a détruit le château et toutes ses archives. » Pas facile d’en retracer l’histoire, car « à l’époque, il n’y avait pas non plus de selfie ».

Yan Harris est président de l’association des Amis du château de la Gravoyère, qu’il cherche à faire connaître auprès du public. Ouest-France
Il faut attendre 1993 pour que l’association se penche sur cette plaine mystérieuse. Des résidus d’ardoise et de pierre laissent penser qu’un trésor d’histoire pourrait bien se cacher là .
Le château de la Gravoyère se dévoile et les générations se succèdent dans l’association pour faire perdurer sa mémoire. « Je suis président depuis trois ans, détaille Yan Harris. Je suis un passionné d’histoire et je n’habite pas loin. Quand j’ai découvert ce château, je me suis dit : attends, ce n’est pas possible ! »
« Faire découvrir les richesses du territoire »
Les visites sont possibles uniquement sur réservation et avec un guide de l’association. Ce vendredi 1er août, les portes étaient ouvertes dans le cadre des P’tites pépites, une série d’événements organisés tout l’été par l’office de tourisme de l’Anjou Bleu.

L’association des Amis du château de La Gravoyère entend rendre la visite ludique pour les plus jeunes, avec notamment une initiation au tir à l’arc. Ouest-France
« L’idée, c’est de faire découvrir toutes les richesses du territoire, sourit Réjane Picaut, chargée de projet promotion et événementiel pour l’office du tourisme. Nous essayons de choisir des activités que les gens n’auraient pas idée de faire seuls. »
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Des moments de découverte du patrimoine mais aussi de loisirs. Las de suivre la visite, Agathe, Titouan et Léon se précipitent pour l’initiation au tir à l’arc. La passion et la patience des enfants ont parfois leurs limites.