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Anjou Bleu communauté : en quoi consistera la future opération d’amélioration de l’habitat ?... |
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Les immeubles situés aux 14 et 16, rue du Docteur-Poidevin, à Segré, figurent parmi ceux concernés par une opération de résorption de l’habitat insalubre (RHI). © Ouest-France
Mardi 9 mai, réunis à Segré, commune déléguée de Segré-en-Anjou Bleu (Maine-et-Loire) les conseillers d’Anjou Bleu communauté ont approuvé à l’unanimité les termes de la convention d’Opah, opération programmée d’amélioration de l’habitat. Celle-ci devrait être opérationnelle en septembre 2023 et s’étalera sur cinq ans. Elle concernera l’ensemble du territoire.
Après avoir accepté, en février 2023, un nouveau plan d’amélioration de l’habitat, les conseillers d’Anjou Bleu communauté (ABC) ont approuvé, à l’unanimité, les termes de la future convention, mardi 9 mai, à Segré, commune déléguée de Segré-en-Anjou Bleu (Maine-et-Loire). Celle-ci devrait être paraphée fin juin, pour une mise en application à compter de septembre et ce, pour une durée de cinq ans.
Cette opération programmée d’amélioration de l’habitat, intégrant un volet renouvellement urbain (Opah-RU) concernera les 11 communes du territoire.
Qu’a révélé l’étude pré-opérationnelle ?
Avant la rédaction de cette convention, une étude a été menée. Elle a mis en avant « un décalage entre le parc de logements et la taille des ménages » : 68 % des ménages sont composés d’une ou deux personnes, alors que 76 % des logements sont des T4 ou plus.
Autres points soulevés : « une offre locative privée minoritaire » (18 % du parc de logements) et essentiellement concentrée dans les cœurs de ville des principales polarités (Segré, Pouancé, Candé) ; « une production neuve compétitive » liée au prix des terrains, limitant donc les projets d’acquisition-réhabilitation ; « une vacance des logements faibles » (7 % au 1er janvier 2021) « mais concentrée en cœurs de villes » (supérieure à 15 % dans certains secteurs) notamment dans les copropriétés. Cette vacance vaut aussi pour les commerces des bourgs.
Sur le plan qualitatif, l’étude pré-opérationnelle souligne que « près de 10 % des logements d’ABC peuvent être qualifiés de passoires thermiques » et ce, dans l’ensemble du territoire. « De nombreuses situations d’immeubles dégradés » ont été relevées.
À noter que près de deux tiers des répondants à l’enquête ont fait part de difficultés lorsqu’ils envisageaient de réaliser des diagnostics et travaux.
Enfin, l’étude a souligné la nécessité de « mettre en œuvre une opération façades dans les principaux centres-bourgs » (Pouancé, Segré…) ainsi que dans les cités minières.
Quels sont les principaux objectifs ?
Neuf axes ont été déterminés, débouchant sur une série d’objectifs.
Parmi eux figurent notamment la sortie de vacance (résidentielle et commerciale) à travers l’accueil de nouveaux ménages en cœur de villes et de bourgs ; l’adaptation des logements aux familles, à l’âge, au handicap mais aussi au changement climatique et à la lutte contre la précarité énergétique ; l’augmentation de l’offre de logements conventionnés ; la lutte contre l’habitat dégradé, etc.
Anne Danjou, élue de la minorité de Segré, s’est inquiétée sur le sort des ruraux. « Tout le monde sera concerné à travers, par exemple, la lutte contre la précarité énergétique », répond Jean-Noël Gaultier, vice-président chargé de l’habitat. Il complète : « La valeur ajoutée par l’opération, c’est à la fois l’aide aux travaux, mais aussi l’aide à l’ingénierie, afin de permettre aux personnes de s’y retrouver car il y a beaucoup de démarchages. L’idée est d’avoir un opérateur neutre, proche et qui présente une relation de confiance et d’accompagnement. On est dans des objectifs multiples : l’attractivité résidentielle, l’attractivité du territoire et l’aspect social. »
Quel financement ?
L’Anah (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat) sera le principal contributeur, à hauteur de 5,8 millions d’euros. Le département du Maine-et-Loire mobilisera 354 995 € ; Anjou Bleu communauté, 299 945 €.
Quant aux communes, neuf d’entre elles se sont portées volontaires : 12 500 € pour Angrie ; 9 000 € pour Armaillé ; 22 500 € pour Bouillé-Ménard ; 5 000 € pour Bourg-l’Evêque ; 9 000 € pour Carbay ; 22 500 € pour Chazé-sur-Argos ; 22 500 € pour Loiré ; 1,148 million pour Ombrée-d’Anjou, et 922 000 € pour Segré-en-Anjou Bleu.