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Anjou Bleu communauté : à quoi ressemblera le futur réseau cyclable ?... |
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Actuellement, 3 % des déplacements sont effectués à vélo dans le territoire d’Anjou Bleu communauté. Un chiffre que l’intercommunalité souhaite voir passer à 9 % en 2030 puis à 20 % en 2045. © Archives Ouest-France
Réunis mardi 13 février à Segré (Maine-et-Loire), les élus d’Anjou d’Anjou Bleu communauté ont approuvé à l’unanimité le schéma directeur cyclable du territoire. Avec une première étape en 2030.
Initiée en janvier 2023, l’élaboration du schéma directeur cyclable d’Anjou Bleu communauté (ABC) a trouvé sa concrétisation mardi 13 février, lors du conseil communautaire. Les élus ont en effet approuvé celui-ci à l’unanimité, à l’issue d’une présentation réalisée par Axel Blanchard, chargé de mission mobilité au sein d’ABC.
« Ce schéma a notamment pour but de construire un réseau cyclable continu et sécurisé », a-t-il annoncé en préambule.
Lire aussi : Pratique du vélo au sein d’Anjou Bleu communauté : que dit l’enquête ?
Multiplier par trois l’usage du vélo d’ici à 2030
À ce jour, à l’échelle d’ABC, 3 % des déplacements se font à vélo. Si ceci « est plutôt satisfaisant par rapport » aux intercommunalités « voisines et aux caractéristiques rurales du territoire », l’ambition est de multiplier par trois ce chiffre d’ici 2030. Et donc, d’atteindre les 9 %.

Axel Blanchard, chargé de mission mobilité au sein d’Anjou Bleu communauté, a présenté le schéma directeur cyclable de l’intercommunalité. Ouest-France
Priorité sera donnée au développement des déplacements domicile-travail et domicile-école, mais aussi à ceux du quotidien pour aller faire ses courses ou se rendre à une activité de loisirs par exemple. Pour faciliter ces trajets courts, la collectivité envisage de généraliser les zones apaisées (vitesse limitée à 30 km/h) dans les cœurs de villes et de bourgs et de faciliter les accès aux établissements et équipements scolaires via « des rues des écoles ».
Autre volonté : la création de liaisons intercommunales en continuité pour « relier les bourgs, les zones d’activités et les pôles d’échanges intermodaux aux voies vertes ». Deux sont déjà existantes : celle reliant Segré à Châteaubriant (Loire-Atlantique) via Pouancé ; et celle entre Segré et Château-Gontier (Mayenne). Deux autres sont en projets : Segré – La Chapelle-sur-Oudon et Segré – Candé via les territoires de Chazé-sur-Argos et Angrie.
Parallèlement, ABC entend« conforter les usages de loisirs et touristiques. »
223 km aménagés « à court terme »
Un premier schéma, dit « à court terme », a donc été élaboré pour répondre à trois enjeux : l’accessibilité, le confort et la sécurité. En 2030, le réseau devrait comprendre 223 kilomètres d’aménagements dont 182 kilomètres nouveaux. Parmi ces aménagements, 101 kilomètres le seront en jalonnement (signalisation directionnelle spécifique aux cyclistes) sur des itinéraires à faible circulation, non aménagés.

À court terme, en 2030, Anjou Bleu communauté souhaite avoir créé des liaisons cyclables pour relier les bourgs, les zones d’activités et les pôles d’échanges intermodaux aux voies vertes. BL Evolution
Le coût total de ce premier volet s’élèvera à 10,3 millions d’euros – soit l’équivalent de 60 € par an par habitant – dont 6,8 millions d’euros pour les voies vertes et plus de 1,2 million d’euros pour aménager 72 intersections.

À long terme, à horizon 2045, Anjou Bleu communauté souhaite avoir créé des liaisons complémentaires maillant l’ensemble du territoire. BL Evolution
Un second schéma « d’intention à long terme », à horizon 2045, a également été présenté, « avec un maillage complet du territoire. » Il comprendra au total 393 kilomètres. L’objectif sera alors de voir la part d’utilisation du vélo dans les déplacements grimper à 20 %.
Développer fortement le stationnement
Le stationnement sera un autre axe majeur de ce programme. L’offre est aujourd’hui insuffisante et de faible qualité. « Or, c’est un jalon important pour développer la pratique » , souligne Axel Blanchard. Quelque 500 000 € seront investis pendant cinq ans. Près de 2 000 places devraient être disponibles d’ici 2030. Avec une priorité : « Mettre en place l’offre sécurisée (vélobox, box individuels, consignes) à l’horizon 2026. »
Une enveloppe sera aussi consacrée aux services de location longue durée et d’aide à l’acquisition de vélos à assistance électrique (1).
Un accompagnement des projets communaux (notamment les liaisons directes d’un bourg à une voie verte) s’inscrivant dans ce schéma directeur cyclable, sera aussi mis en place, via la création d’un fonds de concours intercommunal qui délivrera entre 100 000 € et 150 000 € par an.
(1) Lors de ce conseil communautaire, a été approuvée une modification de cette aide. Afin « d’accroître le nombre de bénéficiaires potentiels et d’élargir le périmètre de l’aide à des modèles de vélos différents », le plafond de revenu fiscal pour une personne seule a été porté à 17 009 € (seuil des revenus très modestes selon l’agence nationale de l’habitat) contre 14 089 € préalablement.