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Angrie. Encore une haie massacrée dans la commune... |
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Florent Robert, conseiller, s’interroge sur les pratiques agricoles contraires au droit qui se multiplient dans la commune. © CO
Décidément, le constat qu’avait fait en 2018 la Chambre d’agriculture semble se confirmer. Interrogée à cette époque après la disparition d’un chemin communal, de ses haies et de ses arbres, en 2017, la Chambre avait indiqué que des zones de non droit s’installaient dans les campagnes
. Après ce premier chemin disparu, une société agricole de Challain-la-Potherie s’était aussi approprié une portion de chemin du côté de Montarché. Il a été rendu à la cause publique. Un autre Gaec s’était autorisé à faire disparaître un talus et le reste de la haie qui y végétait, sans autorisation, juste avant d’implanter un poulailler qui ne respectait pas le permis de construire au niveau de sa toiture. Nous étions en 2020. Quatre ans plus tard, le dossier est toujours en enquête, a répondu à plusieurs reprises le tribunal judiciaire. C’est aussi ce même Gaec qui, en novembre 2023, incorpore dans ses terres un autre chemin du côté de Montlambert. Il y a même supprimé une mare classée en zone humide, et en poussant indélicatement les détritus avec de la braise, sur la parcelle du voisin. Un incendie s’était alors déclaré. L’Office français de la biodiversité était intervenu.
Dans cette toute dernière révélation faite au conseil municipal du 4 avril, il a été question là encore d’une haie arasée cette fois-ci du côté de La Valuchère, par une personne qui a été semble-t-il difficile à identifier
, selon l’adjoint Gilles Beilleau. Un linéaire de haies sur lequel tous les arbres ont été abattus et transformés en bois de chauffage. L’auteur identifié aurait reconnu les faits et serait prêt à indemniser la commune à raison de sept stères de bois au prix fixé par une délibération de décembre 2023, de 70 euros le stère.
Cette indélicate personne s’appuierait sur un accord verbal antérieur que lui aurait donné un maire aujourd’hui plus en activité
. Un accord amiable qui paraît préférable à une procédure selon Gilles Beilleau. État actuel du chemin, repousse en cours »,
a-t-on pu lire sur un slide.
Faut-il se contenter de ce constat ?
Un accord amiable qui pose question à Florent Robert, conseiller, qui une nouvelle fois devant le fait accompli, interroge. Si au prix de 70 euros le stère, c’est plus intéressant financièrement d’abattre des arbres sur le domaine public, ne risque-t-on pas de voir se généraliser la pratique ?
Véronique Chauvin, cheffe de service Arbre et Biodiversité à la direction des territoires, confirme que le maire doit faire respecter la réglementation… Il bénéficie d’un pouvoir de police propre à sa fonction.