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Angrie. Chauffage au bois : la hausse des tarifs passe mal... |
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Pierre Usureau et Jean-Luc Davy, du Siemel, sont venus devant les élus justifier l’augmentation du coût du chauffage. © CO
La pilule a été difficile à avaler pour les élus municipaux. En décembre 2023, la commune inaugurait une nouvelle chaudière à bois destinée à chauffer les classes du Petit-Anjou ainsi que les locaux de la mairie. Un équipement présenté comme vertueux et économiquement avantageux.
D’un montant de 71 400 €, l’investissement avait été largement subventionné : 25 000 € par le Siemel, auquel la compétence de chauffage renouvelable a été transférée, et 31 900 € par l’Ademe. Le reste à charge pour la commune devait être étalé sur vingt ans. L’étude initiale annonçait même une économie annuelle estimée à 2 700 €.
Mais un courrier est venu doucher l’enthousiasme, en annonçant une hausse de 12 % du coût du chauffage. Une annonce qui a conduit le 4 décembre à la venue de Jean-Luc Davy, président du Siemel, et de Pierre Usureau. Ils sont venus d’abord s’excuser sur la manière dont cette augmentation a été annoncée, puis en expliquer les raisons
, rapportent les élus.
Passé l’effet de surprise, les interrogations demeurent. Nous nous questionnons sur la durée de l’engagement de vingt ans et sur le risque de voir cette hausse se reproduire chaque année
, confient-ils.
À titre de comparaison, pour le bâtiment communal de l’Angrie Lien, équipé d’une chaudière similaire, la durée d’amortissement avait été limitée à cinq ans.
La commune pourrait, à terme, reprendre la compétence chauffage, mais pas avant trois ans, sous peine de devoir rembourser les aides de l’Ademe.
En attendant, les élus ont validé à l’unanimité le changement de statut du Siemel et ont pris acte de l’augmentation des tarifs.