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Angers. Une caméra de vidéosurveillance dans la rue de l’Alvarium... |
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Le Réseau antifasciste interpelle la ville d’Angers, après l’installation d’une caméra dans la rue du Cornet, quelques jours après l’officialisation de la présence de l’Alvarium. © Capture d’écran Twitter
La Ville indique poursuivre le déploiement prévu, mais reconnaît avoir pris en compte la présence du local identitaire. Ce qui suscite les interrogations du Réseau antifasciste.
Quelques jours après l’officialisation de la réouverture d’un local de l’Alvarium, association identitaire angevine, cette fois-ci en plein centre-ville, une caméra de vidéosurveillance a fait son apparition dans la rue du Cornet, à Angers (Maine-et-Loire).
« Nous poursuivons notre plan de déploiement. Deux autres caméras sont prévues, dans les semaines à venir, dans les rues Boisnet et Saint-Laud, pour assurer l’ordre public dans le secteur Pilori/Saint-Laud »
, indique Jeanne Behre-Robinson, adjointe au maire en charge de la sécurité. La Ville prévoit que le nombre de caméras sera de 130 à la fin du mandat.
« Protéger qui ? »
Selon nos informations, l’installation a été hâtée par la présence de l’Alvarium. Ce que ne nie pas l’adjointe : « Elle n’y est pas étrangère, cela fait partie des éléments qu’on prend en compte, au regard des tensions qu’on a connues avenue Pasteur »
, ancien « siège »
des identitaires.
De quoi susciter l’interpellation de la ville d’Angers par le Réseau angevin antifasciste (Raaf) dans un tweet : « C’est quoi l’idée de cette « vidéoprotection » comme vous dites ? Protéger qui ? L’extrême-droite ? »