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Angers. Quelle est cette mystérieuse sculpture au centre de congrès ?... |
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Jean-Pierre Arnaud, devant « Mère-Première », dans le hall d’entrée du centre de congrès. © Ouest-France
Il y a un an, la sculptrice Parvine Curie faisait don à la Ville de Mère-Première, une sculpture de 2m80 en bois noir rehaussé de laiton qui s’illumine aux rayons du soleil couchant.
Lorsque les visiteurs du centre de congrès d’Angers franchissent le premier sas d’entrée, ils peuvent remarquer, sur leur droite, Mère-Première, une œuvre de la sculptrice française Parvine Curie. Le soir, la lumière du soleil couchant frappe directement par les vastes baies vitrées la partie centrale en laiton, lui donnant tout son éclat.
Sa présence est l’aboutissement d’une longue histoire de l’artiste de Meudon avec Angers. Créée en 1969 par Parvine Curie, alors âgée de 33 ans, la sculpture a été donnée à la Ville il y a un an, grâce à l’entremise de Jean-Pierre Arnaud.
2m80 de hauteur
Pendant trente ans animateur de la Paca, (Présence de l’art contemporain à Angers), il a exposé Parvine Curie à Bouchemaine, en 1994, puis au musée de Chaumont, à Barcelone, et dans de nombreux autres lieux. Une importante rétrospective à La Collégiale lui a été consacrée en novembre 2012, qui a attiré des visiteurs de toute la France. Des œuvres de Parvine étaient aussi présentes dans l’exposition sur les collectionneurs angevins au musée des Beaux -Arts.
Haute de 2m80, la sculpture est composée de six pièces monumentales en bois. Certaines teintées en noir et d’autres formants un labyrinthe au cœur de la sculpture, en laiton.
« La première d’une longue série »
« Il y a un côté mystérieux, presque mystique dans ce labyrinthe de laiton. Les épaulements en bois noir donnent une force, une assise protectrice à cette « Mère ». La première d’une longue série qui sera développée sur 20 ans, Mère-Forteresse, Mère-Couple, Mère-Couloirs, Mère-Matmata etc. », décrit Jean-Pierre Arnaud. Cette sculpture aux allures contemporaines n’a pas pris une ride. Elle garde quelques petites traces de ses nombreux déplacements, car elle a été beaucoup exposée après avoir été découverte au Salon de la jeune sculpture, dans les jardins du Luxembourg à Paris. Déjà, la force énigmatique qui se dégage d’elle avait frappé les critiques de l’époque.
« Il se trouve que Frédéric Rolland, l’architecte qui a rénové le centre de congrès, est un fan de Parvine Curie. Et il ne l’avait jamais rencontrée, souligne Jean-Pierre Arnaud. Il y a donc une cohérence à ce qu’elle soit dans ce bâti m ent »