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Angers. La seconde naissance du centre de congrès en quatre actes... |
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Ce jeudi, les dernières lettres « centre de congrès » étaient installées sur la façade. © Sébastien Aubinaud
Baptisé centre Jean-Monnier, en hommage au maire d’Angers décédé, le bâtiment a subi une incroyable mue, en 18 mois de travaux. Il ouvre ses portes ce week-end.
Le chantier du centre de congrès touche (enfin) à sa fin. Démarré en octobre 2017, il devait s’achever en janvier dernier, pour accueillir la 31e édition du festival Premiers plans. Las ! La découverte tardive d’une importante quantité d’amiante, et son traitement, ont retardé l’ouverture de quatre mois.
Inauguré ce vendredi soir, le bâtiment entièrement rénové ouvrira ses portes en grand, tout le week-end. Visite guidée, en avant-première.
Une vitrine repensée
Les spécialistes préféreront le terme de « façade » ; côté boulevard Carnot, cette surface plane enveloppe les angles saillants, permet de créer de nouveaux bureaux, grâce à un niveau intermédiaire, et agrandit le hall d’accueil.
Cette rénovation est symbolique de l’esprit des travaux : l’existant a été conservé, mais totalement aménagé pour offrir un nouveau visage à l’ensemble. Rien ne change, mais tout change, cela pourrait être la devise du « nouveau » centre de congrès.
Un auditorium réimaginé
C’est le cœur du centre de congrès, du moins dans son volet artistique. L’auditorium a conservé sa « jauge » de 1 200 places, même si la scène a gagné 80 m2. La salle sent bon le bois.

Les nouveaux sièges bleus et gris, que nous avons testés par pure conscience professionnelle, sont particulièrement confortables. Mais la principale révolution se situe dans les murs, recouverts d’éléments en bois. Un tissu microperforé permet de moduler et d’ajuster l’acoustique à l’usage.
Une salle créée
Nom de code : espace JDP. Pour « jardin des plantes ». Cette salle, entièrement nouvelle, est aussi totalement modulable et bénéficie de volets occultants pour les projections. Des gradins escamotables peuvent accueillir de 98 à 252 personnes. Ou disparaître en partie pour donner vie à une grande salle de réception, conjuguée ou non aux espaces situés à proximité, grâce aux panneaux amovibles.

Cette nouvelle construction est recouverte d’une terrasse en bois, avec vue imprenable sur le « JDP ».
Une luminosité accrue
Côté jardin des plantes, les verres teintés, marqueurs d’une époque révolue, ont été remplacés par un vitrage translucide. Côté boulevard, l’immense surface vitrée apporte aussi beaucoup de lumière. Autre avantage : les économies d’énergie réalisées, grâce au soleil qui réchauffera davantage les lieux. Ajouter à cela l’installation d’un éclairage led, le remplacement du chauffage et de la climatisation, la baisse de la consommation d’énergie atteint 40 %. Parallèlement, 1 700 m² ont été ajoutés aux 14 500 m² existants. Le tout, pour un coût total de 21 millions d’euros hors taxes.