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Angers. Les Tambours du Bronx ne font pas l’unanimité au Chabada... |
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Angers. Les Tambours du Bronx ne font pas l’unanimité au Chabada
La formation des années 1980 s’est produite vendredi 6 décembre sans toujours convaincre le public.
C’est devant une grande salle bien garnie, avec gradins ouverts, que les increvables Tambours du Bronx ont décliné leur set tout en puissance et en éructations, vendredi au Chabada. Succédant à Flayed et à Sidilarsen (étrange image furtivement aperçue de toute une salle assise ou à genoux !), le groupe né à la fin des années quatre-vingt a décliné son nouveau projet, « W.O.M.P. » pour « Weapons of Mass Percussion », soit le bidon comme arme musicale de percussion massive.
On avait un vague souvenir du passage du groupe en cette même salle, il y a une bonne quinzaine d’années. Le souvenir d’une formation présentant exclusivement des bidons et invitant à une transe chaotique et renversante. L’impression visuelle demeure – cette rangée de torses nus bastonnant leurs bidons avec ces pauvres mailloches qui n’ont rien demandé – et la sauce prend quand on les surprend encore à être en mode solo.
Parfois, cela ne résonne pas
Mais le cœur de la nouvelle aventure des Tambours du Bronx est ailleurs : il réside en une formation métal réunissant un bassiste, deux guitaristes, un mec au sampler, un batteur et deux chanteurs rompus à ce genre musical : Stéphane Buriez de Loudblast et Reuno de Lofofora. On se retrouve donc à assister à un concert assez classique dont les résonances électrico-percussives ne prouvent pas toujours leur légitimité. Parfois, bizarrement, cela ne sonne pas ! Un comble quand on voit les forces en présence. Et il n’est pas rare de voir quelques mines un peu déçues quitter l’arène et d’entendre quelques puristes s’emporter : « Je les suis depuis toujours et je suis assez fan ; mais là, pour moi, il y a tromperie sur la marchandise. Ce n’est pas ça Les Tambours ». On objectera à ce Rodolphe furieux que pour durer, il faut parfois savoir se renouveler. Mais on n’est pas loin d’embrasser son point de vue.