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Angers. Le bar-discothèque La Péniche fermera-t-il plus tôt ?... |
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La Péniche d'Angers est en conflit avec la Ville d'Angers au sujet de son activité de discothèque. © Maxime Huteau
C’est ce que souhaite la Ville d’Angers qui a pris un arrêté municipal le 14 décembre dernier pour que l’établissement ferme à 2 h du matin. Le propriétaire de La Péniche a contesté cette décision et saisi le tribunal administratif de Nantes. L’audience a eu lieu le lundi 15 janvier.
La Péniche d’Angers ne sera peut-être bientôt plus une boîte de nuit. L’établissement, installé sur la Maine est en conflit avec la Ville sur ses horaires d’ouverture. Cette dernière souhaite que le bar-discothèque ferme ses portes à 2 h du matin au lieu de 7 h. Un arrêté municipal a été pris en ce sens le 14 décembre 2017. Il a pris effet le 1er janvier et court jusqu’au 31 décembre 2018.
Pourquoi ce changement d’horaires ?
La Ville reproche au bar-restaurant de troubler la tranquillité publique des riverains qui résident à proximité « particulièrement entre 4 h et 7 h du matin », souligne Jeanne Behre-Robinson, adjointe à la sécurité à la Ville d’Angers. « Nous avons des images vidéos, des rapports de police et des témoignages de riverains qui nous indiquent que la situation dérape à partir d’une certaine heure. »
Les habitants et les commerces du Quai des Carmes se plaignent de bagarres récurrentes, de nuisances sonores et en ont assez de retrouver des cadavres de bouteilles sur la chaussée. C’est pour toutes ces raisons que la municipalité souhaite une fermeture à 2h du matin. « C’est un bon compromis, estime Jeanne Behre Robinson. Même si l’idée est que ce bar-restaurant déménage car le lieu n’est pas adapté à une activité boîte de nuit. »
Arrêté contesté
Le gérant de l’établissement ne l’entend pas de cette oreille. Arnaud Jégou a attaqué cette décision devant le tribunal administratif de Nantes en déposant un référé suspension. L’audience s’est tenue le lundi 15 janvier. « La Ville estime que fermer à 2 h ne pénalisera pas mon activité, grogne le gérant. Mais 80 % de mon activité repose sur mon activité discothéque ! » Début du mois, il a déposé un référé liberté afin d’annuler provisoirement l’arrêté en attendant que le juge rende son verdict mais n’a pas obtenu gain de cause.
Une pétition
Une pétition intitulée « Non à l’arrêté municipal contre la Péniche » a été mise en ligne sur Internet. Elle a été rédigée par des collectifs angevins représentants les cultures des musiques électroniques. Elle a recueilli 4 055 signatures.
La décision du tribunal administratif de Nantes est attendue en début de semaine.