Accueil Info En France et dans le Monde Affaire de la « martyre de l’A10 » : les parents de l’enfant seront jugés en novembre

Affaire de la « martyre de l’A10 » : les parents de l’enfant seront jugés en novembre

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photo  des membres de l’association « mouv enfants » ont manifesté devant le tribunal de blois le 24 juillet 2025 pour protester contre le report du procès d’inass touloub.  ©  guillaume souvant/ afp 1

Des membres de l’association « Mouv Enfants » ont manifesté devant le tribunal de Blois le 24 juillet 2025 pour protester contre le report du procès d’Inass Touloub. © GUILLAUME SOUVANT/ AFP

Plus de trente-huit ans après la mort de la « petite martyre de l’A10 » retrouvée sur le bord de cette route du Loir-et-Cher en 1987, le procès des parents de la fillette s’ouvrira en novembre, ont annoncé les avocats ce lundi 9 février.

Les parents de la fillette de 4 ans retrouvée morte et torturée en 1987 au bord de l’autoroute A10 seront jugés devant la cour d’assises du Loir-et-Cher, à Blois, à partir du 9 novembre, trente-neuf ans après les faits, a appris l’Agence France-Presse (AFP) lundi 9 février 2026 auprès d’avocats.

La mère de la petite Inass, surnommée « la martyre de l’A10 » en raison des marques de violences retrouvées sur son corps, doit être jugée pour « torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort » tandis que le père sera jugé pour « complicité ». Ils sont respectivement âgés de 71 et 74 ans.

Ce procès, aboutissement d’un des plus anciens cold cases en France, doit s’étaler sur trois semaines du 9 au 27 novembre. La découverte, le 11 août 1987, de la dépouille mutilée de cette fillette dans un fossé de l’A10 par deux agents de l’autoroute, à hauteur de Suèvres, un petit village du Loir-et-Cher entre Orléans et Tours, a alimenté pendant des décennies la chronique judiciaire.

Le plus grand appel à témoin jamais initié en France

L’affaire a été marquée par de multiples rebondissements. Le corps portait des marques de violences, dont des traces de brûlures dues à un fer à repasser et des cicatrices dues à des morsures humaines, probablement infligées par une femme, selon les médecins légistes et des rapports consultés par l’AFP.

À court de pistes, la gendarmerie avait lancé le plus grand appel à témoin jamais initié en France pour tenter d’identifier la victime. Son signalement avait été diffusé dans plus de 30 pays et sa photographie placardée dans tous les endroits publics.

Ce n’est qu’environ trente ans plus tard, en 2018, que les enquêteurs parviennent à remonter jusqu’aux parents, grâce à un prélèvement ADN effectué sur le frère de la victime dans une affaire de violence.

La comparaison avec le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) révèle une correspondance avec des traces ADN retrouvées sur les vêtements et la couverture dans laquelle était enveloppé le corps de l’enfant, permettant enfin d’identifier le corps.

Mais plusieurs recours des parents et du parquet de Blois contre l’ordonnance de mise en accusation du juge d’instruction ont retardé la tenue d’un procès.

En septembre 2024, la Cour de cassation a finalement ouvert la voie à un procès des parents et validé les chefs d’accusations initiaux. « C’est une première étape pour redonner un peu de dignité à cette fillette qui a perdu son identité », a estimé auprès de l’AFP Agathe Morel, avocate de l’association Enfance et partage.

 
Ouest-France  

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