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À Saint-Jean-de-Linières, les habitants viennent chercher le paillis communal pour cultiver écolo... |
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Une montagne de paillis que l’on a pris d’assaut, samedi matin 13 avril. On a chargé brouettes et remorques à ras bord, on répandra l’amendement sur les planches de légumes, dans un but écologique et protecteur. © Ouest-France
La commune de Saint-Léger-de-Linières (Maine-et-Loire) a mis à disposition de ses administrés un gros tas de paillis issu du broyage mécanique des végétaux et branchages. Samedi 13 avril, à Saint-Léger-Bois, commune déléguée de Saint-Léger-de-Linières, on est venu nombreux dans un souci écologique. On rêve d’un jardin merveilleux où fruits et légumes poussent et s’épanouissent sous un soleil généreux et des pluies bienfaisantes… Comme autrefois.
La commune de Saint-Léger-de-Linières (Maine-et-Loire) pratique le broyage des végétaux et branchages dans un but louable, puisque le paillis recueilli est mis à disposition des habitants et adeptes d’écologie. Ils ont fait un rêve, celui de retrouver les saveurs du temps d’autrefois lorsque les escargots gloutons prélevaient, certes, leur part dans le carré de salades, mais où fruits cueillis sur la branche et légumes à peine sortis de terre procuraient des plaisirs insensés.
« Gamine, je grimpais dans l’arbre en quête d’un bouquet de cerises noires que j’avais repéré et que les guêpes nous disputaient parfois. Mais quel goût merveilleux dans la bouche ! » s’est exclamée la vieille dame qui, ce samedi 13 avril 2024, était venue chemin du Brossais, à Saint-Léger-Bois (commune déléguée de Saint-Jean-de-Linières) pour remplir son petit sac plastique du précieux paillis. « Oui, je cultive chez moi un petit bout de jardin, » souffle-t-elle.
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« Un microclimat s’établira et favorisera la pousse des graines »
Elle reçoit les conseils éclairés de personnes aptes au combat. « Vous épandez le paillis sur une épaisseur de trois centimètres. Il maintiendra une humidité qui vous évitera bien des arrosages. Un microclimat s’établira et favorisera la pousse des graines que vous aurez semées, tandis que les mauvaises herbes seront étouffées. » La petite dame exprime toute son admiration.

On s’est précipité, ce samedi matin 13 avril, pour recueillir le précieux amendement. On a avancé brouettes et remorques qu’on a remplies à ras bord. On répandra ce paillis sur toute la surface des semis. Ouest-France
C’est donc une montagne de paillis qui est mise à mal, par beaucoup d’apprentis jardiniers déterminés à faire autrement. Agréablement surpris, Roland Marion, adjoint à la transition écologique, et Daniel Pasdeloup, adjoint aux espaces verts, se félicitent de l’engouement suscité par l’entreprise. « Une cinquantaine de personnes ont répondu à notre proposition. Un succès et la preuve que le souci écologique est présent chez beaucoup. On est soucieux aujourd’hui de retrouver un mode de vie plus près de la nature. C’est un encouragement à poursuivre dans cette voie. Nous renouvellerons l’expérience parce qu’elle va dans le bon sens. »
Assaillie de tous côtés, la montagne avait subi des dommages irréparables mais jugés salvateurs en cette fin de matinée. Remorques et brouettes chargées du précieux amendement ont effectué des allers et retours jusqu’aux jardins promis aux plus belles récoltes.
Franck Poquin, maire de Saint-Léger-de-Linières, accompagné de Brigitte Jublan, conseillère municipale, étaient présents à cette petite fête dédiée à l’écologie et ont prêté main-forte au remplissage des remorques.