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À quelles conditions, Bruno Retailleau entraînera les Républicains dans le gouvernement... |
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Le président des Républicains, Bruno Retailleau, lors de la rentrée départementale de la Fédération du Maine-et-Loire, samedi 27 septembre 2025, à Beaupréau-en-Mauges. © CO - Julien SUREAU
Le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau a estimé ce samedi 27 septembre, à Beaupréau-en-Mauges (Maine-et-Loire), que le gouvernement de Sébastien Lecornu devra mener « une politique de la majorité nationale » pour que son parti y participe. Plus deux autres conditions.
Bruno Retailleau était présent ce samedi 27 septembre à Beaupréau-en-Mauges (Maine-et-Loire), près de Cholet, à l’invitation de la fédération départementale des Républicains. Avec une question prioritaire à l’ordre du jour : le parti doit-il entrer ou non dans le gouvernement ? À la tribune, devant 250 personnes, le ministre de l’Intérieur démissionnaire a rappelé les conditions nécessaires pour que la droite fasse partie de l’exécutif.
« Le niveau de prélèvement obligatoire ne doit pas bouger »
Première ligne rouge : l’augmentation des impôts.  Le niveau de prélèvement obligatoire ne doit pas bouger. Nous sommes déjà les champions d’Europe en matière de fiscalité. L’impôt est devenu aujourd’hui dissuasif et c’est vraiment un souciÂ
, a martelé le président des LR, saluant au passage la prise de parole du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a dans un entretien au Parisien écarté l’idée d’une taxe Zucman, réclamée par le Parti socialiste.
Deuxième point d’achoppement : l’enjeu des dépenses publiques. Pour Bruno Retailleau, des économies sont indispensables dans de nombreux secteurs et le prochain budget de l’État  devra valoriser le travail et lutter contre l’assistanatÂ
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Enfin, le président LR a rappelé que les questions de sécurité et d’immigration devraient être traitées avec  fermetéÂ
ainsi que, selon lui, les Français le souhaitent.  Je l’ai dit au Premier ministre, il faut faire une politique de la majorité nationale. C’est ce qui nous donnera la force là où l’arithmétique donne de la faiblesse. Je ne suis pas disposé à rester à Beauvau si demain on me disait que j’avais les pieds et les mains liés vis-à -vis des grands enjeux sur lesquels nous attendent les Français.Â
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