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Bruno Retailleau en Maine-et-Loire : une quarantaine de manifestants tenus à distance... |
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Beaupréau, samedi 27 septembre. Une quarantaine de manifestants sont réunis pour protester contre la venue de Bruno Retailleau. © CO - Jacques PLESSIS
Malgré l’interdiction de manifester prise par le préfet de Maine-et-Loire, une quarantaine de personnes ont défilé à Beaupréau pour protester contre la venue de Bruno Retailleau. Le ministre de l’Intérieur a fait le déplacement dans les Mauges au titre de président des Républicains à l’invitation de la fédération de Maine-et-Loire qui y organise sa réunion de rentrée.
L’arrêté d’interdiction de manifester ne les a pas découragés. Une quarantaine de personnes sont venues à Beaupréau ce samedi 27 septembre pour protester contre la venue de Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, qui participe au congrès départemental des Républicains (LR) de Maine-et-Loire. Parti dont il est le président national depuis le printemps dernier. Les manifestants ont déambulé dans le calme entre l’ensemble scolaire Dom-Sortais et la rue des Mauges, à hauteur du bar Le Lion d’or - où les gendarmes les ont tenus à bonne distance, environ 400 m, de la salle de la Prée où se déroule le meeting LR.

Beaupréau, samedi 27 septembre. Bruno Retailleau assiste au congrès départemental des Républicains. CO - Julien SUREAU
Vendredi 26 septembre, le préfet de Maine-et-Loire avait interdit toute manifestation de 7 h à 14 h, samedi 27 septembre, autour de la salle de la Prée en raison de  la récurrence d’actes violents perpétrés par des membres de l’ultra-gauche, ces derniers mois, en Maine-et-Loire, dans le cadre de vives tensions entre mouvances d’ultra-gauche et d’ultra-droiteÂ
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Beaupréau, samedi 27 septembre. Une quarantaine de manifestants sont réunis pour protester contre la venue de Bruno Retailleau. CO - Jacques PLESSIS
Des tags hostiles à Bruno Retailleau
Des tags hostiles à Bruno Retailleau - « Bopro antifa, Bruno Casse toi ! », par exemple - sont apparus sur plusieurs murs de la commune, dans la nuit du 25 au 26 septembre, dont ceux de l’hôtel de ville. Au grand dam du maire de Beaupréau-en-Mauges, Franck Aubin (sans étiquette) :  Je suis très en colère. Je ne comprends pas comment des gens qui se prétendent démocrates utilisent ce genre de moyens. C’est antidémocratique. Ça souille les bâtiments au sens propre comme au sens figuré. Accessoirement, ça coûte de l’argent. Qu’ils n’aiment pas Bruno Retailleau, c’est la beauté de la démocratie, on a le droit. Mais souiller une mairie, c’est souiller ce que l’on vit ensemble. C’est profondément lâche. Ça ne ressemble pas du tout aux Mauges. Ici, si on a des choses à dire, on se les dit en face.Â