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À Nantes, le collège Floreska-Guépin se mobilise pour sept familles sans logement... |
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Parents d’élèves et enseignants du collège Floreska-Guépin à Nantes se mobilisent pour demander des solutions pour sept familles sans logement. © Ouest-France
Parents d’élèves, enseignants et personnels alertent sur la situation de ces enfants et de leurs familles. Comment étudier quand on ne sait pas où on dormira le soir ?
Elles viennent d’Ukraine, de Géorgie ou d’Algérie. Sept familles d’exilés, dont les enfants sont scolarisés au collège Floreska-Guépin, dans le centre de Nantes, vivent sans logement depuis des mois. Au collège, parents d’élèves, enseignants et personnels se mobilisent pour tenter de débloquer leur situation. Ils se sont réunis, mardi soir 10 février, devant l’établissement.
Nous avons écrit à la maire de Nantes, au préfet, à la rectrice d’académie,
détaille Laurent Schietecatte, enseignant. Seule Johanna Rolland nous a répondu par mail, le 21 janvier, disant qu’elle s’engageait à ce que ses services étudient de près ces situations. Mais depuis, rien !
 Comment demander à ces enfants, qui dorment à la rue ou sont ballottés d’un endroit à l’autre depuis des mois, de rester concentrés en classe ? De réviser correctement le soir ou de penser à apporter leur matériel ? »,
questionne son collègue Thilbault Vidal-Mothes.
Maia, arrivée de Géorgie en 2019 avec ses deux enfants Dimitri et Lolita, 13 et 21 ans aujourd’hui, témoigne : « Pendant plusieurs années, nous avons pu être logés grâce au 115 (le numéro d’hébergement d’urgence). Mais depuis août, nous sommes à la rue. Nous dormons dans la voiture, les enfants, parfois chez des amis. On nous répond qu’il n’y a pas de place, que nous devons régulariser certains documents.
Une famille est retournée en Ukraine, avant de revenir
Tetiana, elle, est arrivée d’Ukraine en janvier 2025 avec Bohdan, 12 ans, Yevheniia, 11 ans, et le bébé Davyd. Oksana, bénévole ukrainienne de l’association Volya, qui traduit leurs propos, les a d’abord hébergés chez elle pendant plusieurs mois. Mais avec mes enfants, nous étions neuf personnes dans un T3…
Elle garde avec elle Tetiana et son bébé. Mais les deux autres enfants, rejoints depuis par leur père Dmytro, ex-soldat sur le front ukrainien, n’ont pas d’hébergement. « Ils sont même retournés en Ukraine, cet hiver, appuie Oksana. Mais sans chauffage ni électricité, ils sont revenus à Nantes.
Même impasse pour Sara, venue d’Algérie avec ses deux enfants de 5 et 12 ans, Sami et Mohamed. Sans logement depuis un an, elle dort souvent à la rue, sans savoir comment faire pour que ça change : Je voudrais juste que les enfants puissent se reposer.