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A Écouflant, la pépinière des Roseraies d’Anjou en redressement judiciaire... |
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Jean-Michel Georges, responsable, avec Patrick Ferrut, de la pépinière des Roseraies d’Anjou. © Ouest-France
À deux reprises, la pépinière d’Ecouflant a subi des actes de malveillance. Depuis, elle a été placée en redressement judiciaire.
500 000 euros de préjudice
Tout a commencé en avril dernier, par un simple bidon qui sert à traiter les milliers de rosiers sous serre. « On utilise un produit phytosanitaire pour combattre le mildiou. Sauf que là, quelqu’un a changé la composition, en y ajoutant du désherbant », commente Jean-Michel Georges, directeur de la pépinière.
Résultat, les parties aériennes des plantes en pots ont jauni, ce qui a alerté les spécialistes. C’est après avoir fait analyser le contenu du bidon dans un laboratoire qu’ils ont découvert le pot aux roses.
Redressement judiciaire
« Il s’agit bien d’un acte de malveillance qui a détruit près de 30 000 de nos plantes, soit l’équivalent de 500 000 € », précise-t-il.
En août, c’est au tour d’une pompe d’irrigation d’être la cible de sabotage. « A chaque fois, on a porté plainte à la gendarmerie de Pellouailles-les-Vignes. »
Depuis mercredi, l’entreprise s’est mise sous la protection du tribunal de commerce d’Angers, qui a prononcé son redressement judiciaire.