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À Cheffes, une balade sur l’eau pour les écoliers... |
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Le passage de l’écluse, un des moments marquants de cette balade sur la Sarthe, pour la classe de CE1/CE2 de l’école Camille-Fasilleau. © CO
Des élèves de l’école primaire de Cheffes, dans le nord du Maine-et-Loire, ont exploré la faune et la flore de la Sarthe, jeudi 26 juin, à l’occasion d’une balade à bord du bateau La Gogane.
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egardez les hérons là -bas ! Et ça, c’est un saule !Â
Sur le pont de La Gogane, le commandant Étienne Poupinet navigue autant qu’il transmet. Ce jour-là , grâce au soutien financier de l’association des parents d’élèves, une classe de CE1-CE2 de l’école Camille-Fasilleau, a embarqué pour une exploration grandeur nature des bords de Sarthe. Sans bruit, puisque 100 % électrique, le bateau a glissé paisiblement en direction de Vérigné, à une moyenne de 7 km/h. Une vitesse idéale pour observer, écouter, apprendre et s’imprégner pleinement de l’environnement.
Un prolongement des apprentissages
C’était une grande première pour la plupart.  J’ai jamais été sur un bateauÂ
, confie Arthur, fasciné par l’écluse :  Le bateau, il est monté, descendu… C’était drôle !Â
 On voit des animaux que je n’avais jamais vus avant. Comme ce bihoreau gris, c’est très rareÂ
, souffle Romane.
Salomé, elle, s’émerveille devant  les fleurs de nénuphars jaunes. C’est rare, non ?Â
 Oui, très rare, surtout ici
, confirme Étienne Poupinet. La rivière, ce n’est pas juste de l’eau. C’est un monde vivant, fragile et riche.Â
Pour Pauline Seigneur, l’enseignante, cette virée est bien plus qu’une sortie.  On a travaillé sur les inondations de 1995. Aller sur la Sarthe, c’est donner du sens à nos apprentissages. Beaucoup n’avaient jamais mis les pieds sur un bateau !Â
Elle ne cache pas sa joie :  Les voir si curieux, c’est un vrai bonheur d’enseignante.Â
 C’est beau la rivière, entre deux champs. On apprend plein de trucs sans s’en rendre compteÂ
, résume Anouck. Le silence du moteur permet de mieux voir, entendre, sentir.  On va réinvestir tout cela en classe. C’est un support vivant, sensoriel, qui marque les espritsÂ
, affirme Pauline Seigneur.
Si cette sortie a pu avoir lieu, c’est grâce au soutien financier de l’APE. Un coup de pouce essentiel, à hauteur de 800 euros, qui a permis à chaque élève de l’école de vivre une expérience riche et inoubliable, les yeux rivés sur la rivière.