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À Angers, le Geekfest célèbre la pop culture sous toutes ses formes... |
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Le Angers Geekfest accueille plusieurs milliers de visiteurs à Angers pour célébrer la pop culture. © Ouest-France
La quatrième édition du Geekfest à Angers (Maine-et-Loire) consacre la pop culture, des mangas aux jeux vidéo en passant par la science-fiction. Au programme des 1er et 2 avril, de nombreuses animations et conférences qui attirent des visiteurs de tous les âges.
Drôle de scène à l’entrée du parc des expositions d’Angers (Maine-et-Loire). Un homme vêtu de noir avec une arme passe devant les vigiles, suivi de près par une fée à barbe, une princesse et un Jedi. Ces visiteurs sont venus en nombre pour l’ouverture de la quatrième édition du Geekfest, festival consacré à la pop culture, les 1er et 2 avril.
À l’entrée, un Goldorak gonflable géant accueille les festivaliers. Plus loin, sur la scène principale du festival, quatre jeunes femmes jouent à un jeu vidéo de danse. Une centaine de spectateurs reproduisent leurs pas, projetés sur un écran géant.

Au cours du Geekfest, les visiteurs sont invités à participer à des animations et des tournois de jeux vidéo. Ouest-France
Le cosplay consacré
Andréa et Noémie, 14 et 15 ans, regardent l’assemblée mais ne les rejoignent pas, intimidées par l’idée de danser. C’est la première fois que les deux adolescentes viennent au Geekfest. Noémie a déjà planifié sa journée : « J’ai repéré des illustrateurs. On ira sur leur stand pour leur acheter des dessins. On veut aussi assister au concours de cosplay. »
Le cosplay, diminution de « costume » et « play » en anglais, consiste à se mettre dans la peau de personnages de fiction. Le Geekfest est rempli de cosplayers habillés comme des héros de Star Wars ou de mangas comme One Piece et l’Attaque des Titans.
Trois personnages en armure futuriste avec des oreilles et des queues de chat prennent des photos avec les passants. Baptisés les Neko Soldiers, leurs costumes impressionnent par leur réalisme et leurs finitions. « J’ai dû passer entre 200 et 300 heures à travailler dessus , estime l’un des humanoïdes félins. Mais on ne pourra pas participer au concours de cosplay car nos personnages n’appartiennent pas à un univers fictionnel existant. Nous les avons inventés. »

Le cosplay a une place importante au Geekfest, où un concours est organisé pour sacrer le meilleur costume. Ouest-France
En plus des très nombreuses animations, près de 150 exposants ont pris place dans les vastes salles du parc des expositions. Camille, 29 ans et originaire de Nantes, est venue vendre les impressions de ses illustrations. On reconnaît sur ses dessins Chihiro ou encore Princesse Mononoké, des personnages tirés des films d’animation du réalisateur japonaise Hayao Miyazaki.
Habituée de ce genre d’événement, c’est sa première fois au Geekfest. « C’est un des meilleurs démarrages que j’aie connu, s’enthousiasme-t-elle. J’ai déjà vendu plusieurs de mes dessins et il n’est même pas 11 h. Généralement, je dois attendre midi pour que les gens commencent à venir. »
L’utopie et la dystopie au centre des conférences
À l’étage, dans une ambiance plus calme se tiennent les conférences. La plupart d’entre elles sont pensées autour du thème de cette quatrième édition : utopie et dystopie.
Noa, 21 ans, et Valentin, 26 ans, sont venus écouter deux membres d’un site internet spécialisé dans les comics, parler des superhéros et de la dystopie. « C’est ma troisième fois au Geekfest mais je n’avais jamais assisté à une conférence » , explique Valentin. « De mon côté je n’étais jamais venue ici mais j’aime beaucoup les conférences, ajoute Noa. Celle qu’on vient de voir m’a donné envie de lire des comics, même si, de base, je n’y connais pas grand-chose. »

Un cycle de conférences autour de l’utopie et de la dystopie est prévu au cours du week-end. Ouest-France
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Le Geekfest est ouvert à tous, et aussi aux plus jeunes. Dans l’espace jeux vidéo, Renaud et son fils Valentin quittent la borne d’arcade Sonic en espérant que celle de Street Fighter se libère. « Pour les enfants c’est super. On vient essayer les jeux vidéo rétro et repérer les costumes » , glisse Renaud, qui semble aussi enthousiaste que son fils. Il n’y a définitivement pas d’âge pour aimer la pop culture.