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À Angers, Béchu coupe le cordon avec l'UMP... |
Il ne se rendra pas, samedi, au conseil national du parti, à Paris : le candidat à la mairie d'Angers ne veut pas du soutien du chef de l'État.
« En ce moment, le président de la République a beaucoup mieux à faire que d'aller soutenir les candidats UMP aux municipales. C'est ce que je lui dirai s'il veut venir participer à l'un de mes meetings à Angers. » Au moins, c'est clair. Le candidat investi par l'UMP à Angers, contre le maire sortant PS, Jean-Claude Antonini, ne veut pas entendre parler d'un éventuel soutien de Nicolas Sarkozy. Pire : l'actuel président du conseil général, ne se rendra pas, samedi prochain, au conseil national de l'UMP, à Paris, dans le cadre du lancement de la campagne des municipales. « J'ai pas mal de galettes des rois ce week-end, là... »Il y a quelque temps, Alain Marleix, responsable des élections à l'UMP, avait déclaré que la ville d'Angers, aux mains de la gauche depuis trente ans, était « prenable » par la droite. Une annonce qui ne fait pas l'affaire de Christophe Béchu, 33 ans : « Je ne connais pas ce Monsieur. Cette annonce ne me fait ni chaud ni froid. Mais vraiment.. »Angers a traditionnellement été gouvernée avec le centre. Alors le candidat ressent le besoin de se détacher d'une affiliation UMP qui peut être encombrante. Il a d'ailleurs constitué une liste majoritairement centriste, avec seulement trois UMP promis à un éventuel poste d'adjoint. « Si tout le monde n'a pas voté pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle, ce n'est pas un hasard. »Christophe Béchu refuse d'être perçu comme un « bébé Sarko ». Il veut couper le cordon avec l'UMP. En disponibilité ? « Je fais toujours partie de l'UMP. Et il n'y a aucune raison que je parte. Sauf si je suis exclu... »Arnaud WAJDZIK.