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Une mère de quatre enfants tuée à l'arme blanche2 |
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La victime est morte à son domicile, dans cet immeuble du quartier Monplaisir, au nord d'Angers.
Une femme de 25 ans, réfugiée du Kosovo, vivait avec sa famille dans le quartier Monplaisir, au nord d'Angers. Hier, à midi, les policiers ont constaté son décès. Son concubin a été interpellé.
Volets clos. Parking quasi vide. Le thermomètre affiche 27°. Trois policiers stationnent devant l'entrée de cet immeuble du quartier Monplaisir, à Angers. Là où, peu après midi, hier, une jeune femme a perdu la vie. Cette mère de quatre enfants, la plus jeune âgée seulement d'un an et l'aîné de 9 ans, a été tuée à l'arme blanche. Un coup mortel porté à la gorge, au domicile familial.
C'est son concubin, le père des quatre enfants, qui s'est rendu au commissariat de quartier en fin de matinée. L'homme, âgé d'une trentaine d'années, a prévenu les policiers que sa compagne venait d'être blessée.
Les enfants hospitalisés
Un médecin hospitalier a constaté la mort de la jeune mère. Immédiatement, les enfants ont été hospitalisés, traumatisés. Le parquet d'Angers a confié les premières investigations aux hommes de la Sûreté départementale du Maine-et-Loire.
« J'ai entendu les sirènes de pompiers, mais j'ignore totalement ce qui s'est passé », raconte une mère de famille. « C'est le deuxième véhicule de police que je vois », s'inquiète un locataire de la rue Nozay. Seul le voisinage immédiat est informé du drame, parmi les occupants des logements sociaux que compte l'ensemble de cinq immeubles de cinq étages. Un lieu sans histoires. « Si ce n'est quelques querelles entre locataires. Comme partout ailleurs », précise le concierge.
Le concubin pas encore entendu
La famille occupait depuis 2011 un logement loué par l'association France Terre d'asile. « Nous les hébergions depuis leur arrivée en France, explique une responsable de l'association. Leur demande d'asile ayant été refusée par l'Ofpra(Office français de protection des réfugiés apatrides), le couple préparait son retour au pays. »
Les enquêteurs cherchent à comprendre. Ils n'excluent pas la présence d'une autre personne. Le concubin, interpellé avant son hospitalisation, n'avait toujours pas été entendu, hier soir, en raison de son état psychologique. Quant aux enfants, ils vont être placés ce vendredi dans un foyer d'accueil. Tout l'après-midi, la police scientifique a procédé à des relevés dans l'appartement alors que d'autres policiers cherchaient à collecter des témoignages.