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Tramway : le sous-sol inspecté en laboratoire... |
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Les sondages dans le sol du tracé du tramway (ici en avril, place du Ralliement) ont aussi permis de découvrir un morceau de mur romain à la Roseraie.
Désormais, tout le tracé a été sondé. Les premiers résultats techniques ne révéleraient pas de mauvaises surprises, y compris rue de la Roë.
Cet été, les engins ont fini de sonder le sous-sol des 12 km de la première ligne du tramway. Jusqu'à 15 m de profondeur, ils en ont tiré des échantillons (carottes) qui font actuellement l'objet d'analyses en laboratoire. Au menu : écrasement, cisaillement, calcul de la teneur en eau... « Mais les premiers résultats visuels ne révèlent pas de surprise, assure Jacques Landreau, le Monsieur tramway de l'agglo. Nous avons trouvé des sols urbains remaniés avec un sous-sol d'argile et de schiste. »
En plein centre-ville, la rue de la Roë concentre parfois les inquiétudes de quelques Angevins. « Comme on s'y attendait, on a trouvé un sol en partie remblayé », ajoute Jacques Landreau. Pour lui, il n'y a pas de craintes à avoir : « Les bus passaient par là . Un tramway, ce n'est pas plus mauvais. Les gens avancent que certaines maisons ont deux niveaux de caves. Mais si les fondations des maisons sont profondes, tant mieux, il y a moins de risque de les déstabiliser. » Dans cette rue, l'égout pluvial du XIXe siècle verra également sa maçonnerie renforcée.
Le reliquat d'un mur romain découvert
Quant aux vibrations, les prélèvements concourent aussi à déterminer « avec précision les dispositifs qu'il faudra mettre sous la dalle de béton » sur laquelle circulera le tram.
Ces sondages vont aussi permettre aux archéologues de préparer les fouilles qui se dérouleront pendant les travaux. Notamment rue de Létanduère, où ils pensent retrouver des traces d'une voie romaine ou d'un cimetière cinéraire. En revanche, ces carottages ont déjà permis une découverte intéressante : celle d'un reliquat d'un mur romain, square des Jonchères, à la Roseraie. « C'est probablement un morceau d'aqueduc. Les archéologues sont contents car ils n'avaient pas vraiment de données sur le quartier. » Cette petite trouvaille ne va toutefois pas enclencher d'autres recherches. Elle constitue simplement un maillon de plus dans la connaissance de l'Angers romaine.
Enfin, le chantier de terrassement du centre de maintenance du tramway, à Avrillé, a été freiné par le temps très pluvieux de cet été. Mais il progresse. Les premiers travaux dans le centre-ville doivent débuter comme prévu en avril-mai 2008.
M. T.