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Radieuse, la cité éducative Annie-Fratellini... |
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D'anciens élèves de l'école du cirque de Jo Bithume ont animé la visite, suivie notamment par Luc Belot, adjoint au maire chargé de l'éducation, Jean-Claude Antonini, maire d'Angers, Valérie Fratellini, et Marc Cabane, le préfet du Maine-et-Loire (sur la gauche, de droite à gauche).
A la fois école, bibliothèque, accueil petite enfance et gymnase, l'équipement a été inauguré, hier, au sein du quartier du Grand Pigeon. Impressions.
Les locaux. « C'est magnifique », n'hésite pas à déclarer cette mère d'élève, qui argumente : « L'équipement est tout neuf, tout propre, bien situé et bien intégré dans la cité, avec la maison de quartier Marcelle-Menet juste en face ». Pour Sylvie Colas, la toute nouvelle présidente de l'association de parents d'élèves, c'est « une structure exceptionnelle ». La cité regroupe d'un côté une école, riche de 14 classes, dont 9 sont déjà ouvertes, une cantine scolaire et une structure d'accueil pour la petite enfance ; de l'autre, une salle de sports et une bibliothèque. Les deux entités sont séparées par une rue intérieure, mais reliées par une passerelle, des couloirs...
La cité s'épanouit sur trois niveaux : école élémentaire et préau au niveau - 1, cantine, accueil de loisirs, gymnase au rez-de-chaussée et bibliothèque, avec terrasse, à l'étage supérieur.
L'ambiance. La cité est radieuse ! Chaque classe a sa propre couleur, sa propre ambiance. Et toutes les salles sont baignées de lumière. Mention particulière à la cantine, qui a fait l'objet de tous les soins, pour limiter notamment le bruit.
Partout, les équipements sont flambant neufs et on est presque surpris de ne pas sentir une odeur de peinture fraîche.
En fait, la cité est ouverte depuis six mois, mais l'inauguration n'a eu lieu qu'hier. Pour l'occasion, d'anciens élèves de l'école du cirque de Jo Bithume et des musiciens de l'association Symphonia ont animé la visite, très suivie.
La construction. Volontairement innovante, comme le détaille Albert Davy, qui a piloté le chantier pour la ville : « Il y a un chauffage en géothermie, des panneaux solaires pour produire l'eau chaude nécessaire à la cantine, des briques mono murs qui servent à la fois d'ossature et d'isolation, deux cuves de 100 m3 et 40 m3 pour récupérer l'eau de pluie ». Sans oublier l'isolation des salles ou la climatisation de la maternelle. L'aspect social n'a pas été laissé de côté avec 3 000 heures de travaux réservées à des personnes privées d'emploi.
« Le projet architectural et le projet éducatif ont été élaborés de concert », complète Corine Redureau, de la direction enfance de la ville. Au total, 18 entreprises ont travaillé sur ce chantier pendant deux ans. Coût total : 9,5 M €.
Le nom. Le maire souhaitait donner un nom de femme à l'équipement, qui fasse référence à la culture et aux arts, au plaisir d'être enfant... Le nom d'Annie Fratellini, la grande artiste de cirque aujourd'hui disparue, est vite sorti du chapeau (de clown). Pour le plus grand plaisir de sa fille, Valérie, venue à l'inauguration avec un bonheur non dissimulé : « C'est une grande émotion. C'est magnifique que des gens pensent à elle ».
Maintenant, aux élèves d'être à la hauteur. Car comme le dit une maman : « Avec un équipement comme ça, ils ont tout pour réussir ».
Laurent BEAUVALLET.