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Le Scoop va résister au « coup bas »... |
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Après « La femme, acteur du siècle » lors de la dernière édition (notre photo), le Scoop va se donner un thème explicitement plus journalistique, cette fois, en novembre prochain : « La peopolisation de l'information : où va le journalisme ».
Alain Lebouc ne renonce pas. Thème de la 24e édition du festival du Scoop d'Angers : « La peopolisation de l'information ».
Pas question de renoncer : le Festival du Scoop va continuer ! Le thème de la 24e édition, en novembre prochain, a même été déterminé : « La peopolisation de l'information : où va le journalisme ? » Il va continuer... mais en réduisant la toile, puisque la mairie d'Angers a décidé de supprimer sa subvention de 140 000 €.
Un « coup bas » qu'Alain Lebouc a une nouvelle fois dénoncé, hier matin, mais cette fois lors d'une conférence de presse très officielle. Et qu'on ne vienne pas lui répéter que le Scoop n'a pas contribué à la notoriété d'Angers : c'est même l'évément angevin le mieux identifié dans l'Hexagone à force d'émissions de télé grand public comme « Les Racines et les Ailes » ; d'expos sillonnant le monde entier à commencer par Tien-An-Men (la Chine lançant son propre festival dans la foulée) ; de palmarès distinguant des oeuvres qui trouvent la consécration ensuite avec le World Press Photo (l'étudiant de la place Tien An Men, la Pieta algérienne, la veillée funèbre au Kosovo...).
Un « coup bas » qu'il ne digère pas lorsqu'on lui oppose des choix plus « solidaires » pour répondre aux exigences de la crise : c'est oublier que le Scoop va chaque année à la Maison d'arrêt avec le prix décerné par les détenus, qu'il est allé dans les quartiers très tôt, qu'il travaille avec les services de l'enfance de la mairie angevine et que 500 enfants ont été touchés en novembre dernier.
Solidarité ? Depuis le début, c'est TV10, devenu Angers7, qui reçoit toutes les cassettes des reportages présentés au Scoop, « ce qui en fait la chaîne locale la mieux dotée de France au profit de la collectivité ! » Et quoi de plus solidaire qu'une manifestation gratuite de bout en bout avec des intervenants bénévoles, dont seuls les frais étaient remboursés ?
Alors pas question d'abandonner, même s'il faut réduire la durée du festival. Le Scoop va continuer. En restant au sommet !
Et en restant à Angers, bouillonne Alain Lebouc : « Je ne supporte pas qu'on nous dise que l'on peut aller ailleurs ! » Les enquêtes, les témoignages le confirment : Angers fait partie de l'identité du Scoop comme le Scoop fait partie de l'identité d'Angers !