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La première ligne du tramway ouvrira « en juin 2011 »... |
Il est suspendu à un SMS, comme un amoureux épris de sa belle. Jean-Claude Antonini peut avoir le sourire : du ministère de l'Écologie, sa première adjointe Bernadette Caillard-Humeau vient de lui confirmer la bonne nouvelle. En plus des 7 millions d'euros déjà obtenus, l'agglomération a récupéré 30,5 millions d'euros auprès de l'État. Contrairement aux autres projets également financés, celui d'Angers était déjà lancé. « Nous avons obtenu une dérogation », se réjouit le président de l'Agglo. La « chasse en meute » a donc payé : « Chacun a activé ses réseaux. »
Au total, le tramway sera subventionné à hauteur de 53,3 millions d'euros : 2,5 millions d'euros provenant de l'Union européenne, 37,5 millions d'euros de l'État, 13,3 millions d'euros de la Région. « Maintenant, on espère que le conseil général apportera sa contribution, comme c'est le cas dans les autres départements », insiste Bernadette Caillard-Humeau, jointe ensuite au téléphone. Le coût du tramway s'élève maintenant à 287,5 millions d'euros (HT), contre 248 millions d'euros (HT) lors du lancement du projet. « Il n'y a pas de dérive, mais une progression », nuance Jean-Claude Antonini.
Cette « dérive » ou cette « progression », donc, le maire d'Angers l'attribue notamment au pont qui enjambera la Maine. Entre le prix de l'acier qui a progressé (ou dérivé ?), le surcoût s'élève à 4 millions d'euros ; + 1 million d'euros à cause des rives « en schiste pourri » ; + 4 millions d'euros pour faire de ce pont « un signal, significatif et signifiant d'une époque d'urbanisme », en lieu et place du pont basique initialement prévu. Ajoutez encore 1,6 million d'euros de surcoût pour les fouilles archéologiques et surtout 15 millions d'euros de réserve « pour d'éventuels aléas de chantier ».
Mais le maire est persuadé « que le plus gros des soucis est passé ». Et que tous les travaux seront terminés « en décembre 2010 ». Ensuite, la première rame roulera à vide pendant six mois, le temps d'effectuer tous les tests nécessaires. Jean-Claude Antonini l'affirme : trois ans après le début des travaux, « le tramway sera mis en service en juin 2011 ».