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La Roseraie, un quartier plombé par une réputation

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photo le tramway arrivera l'an prochain au coeur du quartier de la roseraie. les travaux et le bruit qui va avec, ce sera enfin terminé. 1

Le tramway arrivera l'an prochain au coeur du quartier de la Roseraie. Les travaux et le bruit qui va avec, ce sera enfin terminé.

15 000 habitants en son coeur. Qui en ont ras-le-bol d'être montrés du doigt. « Des agressions, oui il y en a, mais pas plus que dans le centre-ville le jeudi soir ». Le tramway va-t-il ouvrir d'autres horizons ?

Reportage

« Ce quartier, avec tout ce métissage, franchement je m'y sens bien. » Christian Bétin, le coordinateur des régies de quartier d'Angers, hume l'air, la cigarette aux lèvres. Sur le trottoir, on le salue à tour de bras. Il fait partie de ces travailleurs sociaux qui, avec des bouts de ficelle, se démènent comme un beau diable. Philippe Rouilly est de ceux-là. Lui aussi bricole du lien social et ne s'en lasse pas.

Les quartiers chauds, les vrais, dans la région parisienne, il connaît. Il est arrivé ici, dans cette cité comptant 15 000 habitants (plus qu'Avrillé !) et 20 % de chômeurs, à la fin des années 90. « À ce moment-là, le quartier part en vrille, se souvient ce salarié de la mairie d'Angers, en charge du contrat urbain et social de la Roseraie. Y'a plein de logements sociaux libres. Et puis, ce feu dans un parking qui provoque un choc... La ville et les bailleurs décident alors de reprendre les choses en main. »

Les militants associatifs leur emboîtent alors le pas. Un journal de quartier est créé. Les correspondants de nuit (voir ci-contre) commencent à sillonner la cité. Les 377 logements du square Dumont-d'Urville sont réhabilités.

« L'impression d'avoir déménagé »

Une première étape avant l'arrivée, voilà plus de deux ans, des pelleteuses et marteaux-piqueurs : logements « reliftés » de fond en comble, pose des rames du tramway, aménagement d'allées et places coquettes... « C'est fou, j'ai l'impression d'avoir déménagé, Et c'est pas encore fini », se réjouit aujourd'hui Abdel, qui est arrivé ici il y a quarante ans, « du temps où le laitier klaxonnait le matin, où les gamins allaient jouer au foot dans les champs d'à côté ». Et pourtant, malgré tous ces « grands travaux », la Roseraie traîne toujours sa sale image. « Des fantasmes, même s'il y a des agressions comme partout », soupire Philippe Rouilly.

Et cette femme, rue Martin-Luther-King, qui craint pour son fils ? Et ces armes qui circuleraient partout à la Roseraie si l'on en croit ce jeune homme du quartier condamné voilà quinze jours pour tentative d'assassinat ? « C'est pas Bagdad ici !, s'agacent Guillaume et Stanislas, 16 ans et 17 ans, en sortant de leur répétition de musique au centre Jean-Vilar. Une dizaine d'années qu'on habite ici, on n'a jamais vu une arme. Pas une ! Vraiment. » « Je ne me sens pas du tout en danger », affirme en écho cette cadre de la Sécu, propriétaire d'un appartement situé à une centaine de mètres de la place Jean-XXIII.

« Pas un village gaulois »

« La Roseraie ne doit pas être un village gaulois. Il faut stimuler la mixité. Faire venir les gamins de toute la ville ici », insiste Norma Meval Pla, l'adjointe au maire. C'est comme ça, selon elle, qu'on cassera cette image. Et l'élue de citer ces « pôles d'excellence » qui drainent au-delà du quartier, comme cette salle des sports rénovée accueillant les gymnases angevins, cette médiathèque, « la deuxième de la ville en nombre de volumes », elle aussi totalement transformée, ou encore la maison de retraite créée dans le quartier.

Tous à deux pas du tramway qui circulera l'an prochain. Un tramway attendu par les travailleurs sociaux. « Certains habitants grognent : « C'est pas ça qui va me donner à bouffer », raconte Philippe Rouilly. D'accord mais ça va intégrer le quartier à la ville », au coeur d'Angers, pourtant si proche.

« J'entends parfois les enfants, qu'on emmène en visite au château, lancer « On va à Angers » », assure Stéphanie Vitard, la responsable du service éducatif « Angers, ville d'art et d'histoire », délocalisé rue Salpinte, loin des rues pavées du centre-ville.

« Quand un jeune de la Roseraie se dira : « Dans le centre-ville, je suis chez moi », on aura gagné. » Philippe Rouilly et les autres y croient.

 

Textes : Jean-François MARTIN.   Ouest-France  

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Mettre à jours vos infos, ce document date de plusieurs années et les personnes nommées ne sont plus actives sur le quartier le 3août 2019

 

Note de la rédaction :

Cet article est extrait de l'édition Angers du Ouest-France datée du lundi 25 octobre 2010 

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jamais on sera chez nous au centre ville! arrêtez votre hypocrisie, ce sont aussi vous les médias qui font le sale boulot de donner une sale réputation quand ça arrange les politiques et les vieux fachos.
pour les jeunes, aucun travailleur social n'aurait pu avancer sans une certaine asso;
et tant qu'à Angers, des juges, des flics, des fayots, des politiques, des agents d'orga social, et pleins d'autres qui ne comprennent rien continueront de faire semblant, de casser, ou de remplir leur objectif de cacher ou virer ceux qui dérangent, rien n'ira!
pleins d'argent partout, mais la galère pour nous! tous hypocrites!
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