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Basket-ball : « Souvent, dans une union, un club prend le pouvoir »

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photo l'uf angers basket 49, union de saint-léonard et angers bc, est aujourd'hui la place forte du basket féminin en maine-et-loire. la volonté de départ à ce rapprochement était sportive. lorsqu'elle est politique ou financière, les résultats ne sont (généralement) pas aussi bons. © archives ouest-france - sébastien aubinaud 1

L'UF Angers Basket 49, union de Saint-Léonard et Angers BC, est aujourd'hui la place forte du basket féminin en Maine-et-Loire. La volonté de départ à ce rapprochement était sportive. Lorsqu'elle est politique ou financière, les résultats ne sont (généralement) pas aussi bons. © Archives Ouest-France - Sébastien Aubinaud

Débat « Angers BC 49 - Eosl Angers ». La réussite d'une union est souvent liée au contexte de son point de départ. Voici trois exemples.

Une volonté sportive : l'Union Féminine Angers Basket 49. À l'origine, c'était un sujet de discussion entre David Girandière et Damien Bracq, coaches respectifs des féminines d'Angers BC 49 et Saint-Léonard (comme on se retrouve...). L'ABC évoluait en N3, l'Essl en R1. Puis, les dirigeants ont pris le pas. « Louis Blanvillain a vu que pour les filles, ça pouvait être intéressant, se remémore Brito De Sousa, à l'époque Léonard et aujourd'hui président de l'UFAB. Avec les gens de l'ABC, on parlait le même langage. La mayonnaise a pris rapidement. »

Tellement bien qu'en 2006, deux ans après sa création, l'Union prend son indépendance. Exit le mot « Etoile », signe de la présence léonarde, dans l'appellation de l'Union. « Une union qui reste attachée aux deux clubs, c'est compliqué », juge Brito De Sousa.

Aujourd'hui, l'UFAB est la place forte du basket féminin en Maine-et-Loire. Ses effectifs sont passés de 5 à 14 équipes et de 50 à 160 licenciés. Sa N2 s'est maintenue avec 7 joueuses formées intra-muros. Ses cadettes disputent samedi les 1/2 finales nationales. « Je ne suis pas persuadé que l'ABC et l'Eosl pensaient qu'on allait s'imposer de la sorte », indique Brito De Sousa.

Une volonté financière : l'Union Carquefou/Sainte-Luce. En 2006, Ste-Luce veut s'unir avec son voisin nantais, distant de quelques hectomètres. Carquefou, pourtant relégué en N3, refuse. La prochaine tentative, un an plus tard, sera la bonne. « Ste-Luce ne pouvait pas repartir financièrement en N2 et Carquefou, qui remontait, n'était pas aisé non plus », explique Jean-Claude Guibert, président de l'Union « originaire » de Ste-Luce.

Deux saisons après, quel bilan ? « C'est très compliqué, avoue Jean-Claude Guibert. Carquefou est un patronage qui compte sur les collectivités. Ste-Luce, c'est la culture du partenariat privé. Et puis, je dirais qu'en général, dans une Union, un club prend le pouvoir. Là, c'est Ste-Luce. »

Une volonté politique : Tours-Joué Basket. En 2004, les municipalités concernées et l'Agglo « Tour (s) Plus » veulent unir le Touraine Basket Club et l'AS Joué-lès-Tours. Le TBC descend en N3M, l'ASJ se maintient en N2. « Les élus préféraient donner un peu moins mais à une seule équipe en N2, pour, donc, un budget plus important », se souvient une source proche des deux entités.

Mais les choses se gâtent au bout de 2 ans. « Le président de l'époque, qui était de Joué-lès-Tours, a été plus ou moins écarté. Et c'est le TBC qui a eu la mainmise. Aujourd'hui, je ne sais pas s'il reste encore dans le Conseil d'Administration une personne de l'ASJ. » Et ça s'est fait sans révolte. « Les municipalités appuyaient tellement le projet qu'il n'était pas concevable de repartir chacun de son côté. »

Que s'est-il ensuite passé ? « Le TBC, qui vit encore sur ses vieilles heures glorieuses des années 80, s'est dit : si on prend des vrais joueurs pros, nous serons les rois du Monde. » Trois ans plus tard, le bilan est peu glorieux : quatre coaches évincés et surtout 130 000 € de dettes pour un budget d'environ... 380 000 €. Placé en redressement judiciaire, le club attend l'avis du mandataire. Et « il est question que l'Union s'arrête. »

 
J. D.   Ouest-France  

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