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Antoine et Marcus, des luthiers aux mains d'or... |
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Antoine Cauche et Markus Klimke, lauréats au concours de lutherie de Portland (Etats-Unis) il y a peu, ont été les assistants du luthier des Ponts-de-Cé, Patrick Robin, reconnu internationalement.
Avec leurs violons, violoncelles et altos, ces Angevins remportent régulièrement des récompenses dans les concours internationaux de lutherie. Comme récemment à celui de Portland aux États-Unis.
Avec de simples bouts de bois, Antoine Cauche fait naître des violons qui lui valent des prix prestigieux dans le monde entier. En novembre, une médaille d'or pour un violon ; une d'argent pour un violoncelle ; deux certificats de mérite au concours international de lutherie de la Violin society of America, à Portland aux USA. C'est un luthier reconnu.
Et on compte un autre luthier angevin, aux doigts de maître : son ami, Marcus Klimke. Né en Allemagne de l'Est en 1968, ce dernier a ramené deux médailles d'argent pour un violon et un alto dernièrement.
Dans les concours internationaux, il collectionne les récompenses. Il obtient des médailles chaque année, depuis 2000, à Cremone, Cincinnati, Mittenwald, au concours de lutherie de Paris...
Tous deux sont issus de la même école : celle de Patrick Robin, luthier aux Ponts-de-Cé, une référence internationale depuis 15 ans. Ils ont appris avec lui à façonner des violons. Chaque instrument leur demande deux mois de travail. « Nous choisissons le bois, sa qualité, sa densité, en fonction du son que nous voulons obtenir. Les matériaux ne sont jamais les mêmes. On s'adapte à chaque morceau de bois, souligne Antoine Cauche. Les instruments anciens restent une référence. Nos techniques sont très proches des méthodes du XVIIe. »
Dans l'atelier d'Antoine, trône une armoire remplie de résines de pin, de térébenthine, d'huile de lin... Selon des recettes anciennes, il mélange ces différents produits. Tout comme Marcus dans son propre atelier de la rue de La Madeleine. Ils se transforment en vrais alchimistes : « Une fois sur l'autre, ce n'est jamais pareil. Les conditions extérieures, la température, la saison... Tout cela joue sur la création ». A eux de s'adapter pour obtenir, au final, un violon qui sonne parfaitement.