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80 ans de la Libération : près d’Angers, le week-end de célébrations des Amis du Petit-Anjou... |
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Martine Richoux, présidente de l’association des Amis du Petit-Anjou, monte dans un wagon restauré. © Ouest-France
En 1944, lors de la Libération d’Angers (Maine-et-Loire), le pont de Pruniers, seul de la ville restant intact, a été central. À l’occasion de l’anniversaire des 80 ans, l’association des Amis du Petit-Anjou prévoit un week-end d’animations autour de ce train, à Saint-Jean-de-Linières.
« Un train au cœur de la Libération. » Martine Richoux, présidente de l’association des Amis du Petit-Anjou, se tient prête pour deux jours de célébrations, samedi 10 et dimanche 11 août. Cela se passe à la gare du Petit-Anjou, à Saint-Jean-de-Linières, à quelques kilomètres à l’ouest d’Angers (Maine-et-Loire).
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Elle est loin d’être seule : « Il y a des réunions depuis octobre, et on y est depuis un mois. On travaille dessus tous les jours avec une trentaine de bénévoles. » Pour l’occasion, pas de visite guidée traditionnelle, mais des guides postés un peu partout, qui expliqueront étape après étape à tous les participants.

Martine Richoux, présidente de l’association des Amis du Petit-Anjou, devant un modèle miniature du pont de Pruniers. Ouest-France
Ils expliqueront en quoi le pont de Pruniers, où circulait le train du Petit-Anjou, a eu une place déterminante dans l’histoire de la Libération. « C’était le seul pont qui restait. Les Allemands l’ont vu, ont pris un wagon à bestiaux, l’ont chargé d’explosifs et l’ont poussé jusqu’au milieu du pont », détaille, intarissable, la présidente. Les résistants ont sauvé cet accès déterminant à la ville d’Angers en prévenant les Alliés, qui ont alors mené de violents combats pour en prendre le contrôle.
Une reconstitution historique
Le Petit-Anjou a également permis à Michel Debré, nommé commissaire de la République, de venir à Angers avec, sur lui, les papiers nécessaires à la réorganisation de la préfecture, à la suite de la Libération.

L’entrée du site de l’association, à Saint-Jean-de-Linières. Ouest-France
Ce week-end verra une reconstitution de toutes ces étapes, des combats jusqu’à la valise de Michel Debré cachée en lieu sûr à son arrivée à la gare d’Angers, par « madame Rolland, la gardienne de la station ».
Sur place, les visiteurs pourront, en outre, trouver des figurants qui joueront les passagers, trois associations de reconstitution historique qui monteront des campements (deux américains et un allemand), des porte-drapeaux, une maquette représentant notamment le pont de Pruniers, etc.
Samedi 10, de 11 h à 19 h, et dimanche 11 août, de 10 h à 18 h, à la gare du Petit-Anjou, à Saint-Jean-de-Linières (Saint-Léger-de-Linières). Conférence de l’historien Guy Stefanini, samedi, à 15 h 30. Entrée : 5 € ; 2,50 € à partir de 7 ans, gratuit moins de 7 ans.