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19 artistes de tous âges exposent leurs gravures près d’Angers... |
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Au 1er plan : Anaïs Beaumier et Emma Niclot, avec Laurence Caillé, Emmanuel Chenesseau, Yolande Grancolas, Réjane Véron et Geneviève Deleris, 7 des 19 artistes exposant à Pignerolle jusqu’au 26 octobre. © Ouest-France
Jusqu’au dimanche 26 octobre 2025, 19 artistes passionnés dévoilent la diversité des techniques de gravure dans une exposition surprenante, riche et variée, qui se tient au château de Pignerolle, à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire).
Roue libre, la dernière exposition de la saison à l’Espace artistique de l’Anjou, à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire), rassemble 19 artistes, 16 femmes et 3 hommes, membres du groupe angevin Impression-expression, jusqu’au dimanche 26 octobre 2025. Composé d’une vingtaine de personnes issues des ateliers des Beaux-Arts, il a été créé en 1998 pour « faire connaître et promouvoir la gravure contemporaine », explique Laurence Caillé, une des organisatrices de l’exposition.
À Pignerolle, les visiteurs (pour qui la gravure se limiterait à peu près aux œuvres de Gustave Doré) apprécieront l’occasion offerte de découvrir toutes les facettes de cet art. Lithographie, eau-forte, taille directe à la pointe sèche, gravure sur bois, linogravure, monotype : les passionnés de technique feuilletteront le dossier qui explique les termes employés.
« Certains font du tricot, nous, on fait de la gravure ! »
Ces techniques multiples, qui remontent au XVIe siècle, voire au Ier siècle en Chine, et les supports, tout aussi variés, permettent une infinité d’expressions. « La gravure est une niche particulière. C’est très technique, mais quand on tombe dedans, on a du mal à en sortir », sourit Laurence Caillé.
Réjane Véron, peintre et graveuse, 90 ans, bon pied bon œil, abonde : « C’est très demandeur car on ne rattrape pas, on rate beaucoup. On se fait éduquer par cet art, il nous accompagne pour s’améliorer, se former à beaucoup de choses, dans l’émotionnel comme dans le travail. » Deux vingtenaires, Emma Niclot et Anaïs Beaumier, également tombées dans le chaudron, apprécient son côté « créatif, manuel. Certains font du tricot, nous, on fait de la gravure ! ».
Quatre espaces différents ont été aménagés, deux ayant été directement inspirés par le cadre. À l’entrée, des œuvres, de format identique et toutes en noir et blanc, déclinent l’expression L’arbre qui cache la forêt. À l’opposé, dans la véranda, les graveurs ont laissé courir leur imagination sur le thème des machines et de l’usine. Un troisième espace présente les œuvres personnelles de chacun, et un quatrième les affiches de films réalisées lors du festival Premiers plans 2024.
Jusqu’au dimanche 26 octobre, à l’Espace artistique de l’Anjou, à côté du château de Pignerolle, Saint-Barthélemt-d’Anjou. Lundi à vendredi : 11 h-18 h. Le week-end : 11 h-19 h. Gratuit.