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17 000 poules pondeuses à sauver d’urgence de l’abattoir en Anjou... |
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17 000 poules pondeuses de 18 mois vont partir à l’abattoir si elles ne trouvent pas preneurs lors de la vente de samedi 26 octobre (photo d’illustration). © CO – Josselin CLAIR
L’entreprise Poule pour tous organise une distribution de poules pondeuses samedi 26 octobre à Angers. Les 17 000 volailles sont vouées à l’abattoir.
 C’est un peu aberrantÂ
, commente Thomas Dano, fondateur de Poule pour tous. Depuis 2017, cette entreprise nantaise sauve des volailles destinées à l’abattoir. En 2023, 105 000 ont ainsi eu une seconde chance, alors que 50 millions sont abattues chaque année. Samedi à Angers, ce sera donc  poules partiesÂ
pour éviter la mort de 17 000 poules pondeuses (race Lohmann Brown) de 18 mois.
Des animaux rachetés à un élevage plein air situé dans les Deux-Sèvres.  La principale raison pour laquelle les élevages tuent leurs poules, c’est la réglementation sanitaire, explique Thomas Dano. Au bout d’un an et demi, les caillebotis sont pleins d’excréments. Mais pour les nettoyer, il faut avoir un endroit où stocker les 17 000 individus d’un bâtiment.Â
C’est ce qui fait défaut à de nombreux établissements.
Des animaux pas assez rentables
D’autres motifs poussent également les agriculteurs et agricultrices à réformer leurs jeunes poules, précise-t-il.  Après un an et demi, la coquille est plus fragile. Si un Å“uf casse dans une caisse de 360, il faut tout jeter. Et puis à cet âge, après avoir été fortement sollicitées pour la ponte, les volailles produisent moins, et ne sont alors plus rentables pour les professionnels.Â
Mais pas pour les particuliers qui pourront compter sur une production maximum de 320 œufs par an et par poule jusqu’à leurs trois ans. Le rythme de ponte ralentit ensuite jusqu’à s’arrêter vers leurs 6 à 8 ans. En France, Poule pour tous travaille avec près de 500 éleveurs partenaires bio ou plein air, dont 5 environ installés dans le Maine-et-Loire.
La réservation en amont des gallinacées est obligatoire afin d’assurer leur traçabilité (par téléphone au 02 49 62 20 50 ou sur le site poulepourtous.com/adopter-mes-poules/pays-de-la-loire/). Celles qui n’auront pas trouvé preneurs partiront pour l’abattoir dès lundi.
Deux autres ventes fin novembre dans le Maine-et-Loire
• Vente sur le parking de la Biocoop CABA, 50, boulevard du Doyenné à Angers entre 14 heures et 15 h 30. 7 euros la poule, 35 € les cinq + une offerte, 70 € les dix + deux offertes.
• Deux autres ventes de Poule pour tous sont prévues le 28 novembre au Bricomarché de Brissac-Quincé de 10 heures à 12 heures et à la Biocoop d’Avrillé de 13 heures à 14 heures.
Comment accueillir une poule ?
Poule pour tous conseille de prévoir un poulailler d’environ 1,5 m² et 5 à 10 m² de zone de vie par poule. Afin d’éviter l’humidité, la chaleur et les courants d’air, le poulailler sera préférentiellement surélevé, apportant par la même occasion une zone d’ombre l’été. Rats, renards ou chiens pourraient être tentés de s’intéresser aux gallinacées. Pour protéger ces dernières, une surface grillagée d’1 mètre à 1,2 mètre de hauteur devrait être installée.
Les poules sont des animaux stressés : tout changement dans leurs routines (nourriture, habitat, sorties) peut affecter leur comportement et leur ponte.