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« Vivre à Angers, c’est récupérer du temps » : parmi les nouveaux Angevins, beaucoup de Parisiens... |
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Hervé Bellande a choisi de quitter les Yvelines pour Angers, dont il découvrait samedi la mairie. © Ouest-France
Samedi 30 novembre 2024, les nouveaux arrivés à Angers (Maine-et-Loire) étaient conviés à l’hôtel de ville. Beaucoup viennent de région parisienne, dont Hervé Bellande. Il ne ferait plus machine arrière.
« Non, les transports gratuits, c’est à Nantes. Ici, ce n’est pas notre politique ! » Face aux habitants arrivés à Angers (Maine-et-Loire) depuis moins d’un an et demi et conviés pour la cérémonie d’accueil à l’hôtel de ville, samedi 30 novembre 2024, Christophe Béchu s’est fait interpeller sur la gratuité des transports à l’avenir. Il y répond brièvement et passe à la suivante.
Devant le maire d’Angers, une très large partie du public vient de l’Ile-de-France et de Paris. Douceurs des bords de Maine, rapprochement familial, souvenirs agréables des études passées ici, télétravail dans un cadre agréable… Les motivations varient.
Parmi ces nouveaux habitants, Hervé Bellande. Consultant, il a quitté les Yvelines alors que ses trois enfants ne vivent plus au domicile familial. Cet ancien Gadz’art (1) avait apprécié Angers lors de ses études à l’École nationale supérieure des arts et métiers, il y a trente ans.
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« Depuis la période Covid-19, le télétravail s’est développé. Je ne voyais pas de raison de rester dans une maison en location très chère en région parisienne, argumente-t-il. J’ai hésité entre Rennes, Tours et Angers. Le hasard et le logement que j’ai trouvé ont fait que je suis venu ici. » À Angers, il perd beaucoup moins de temps en transport. « Vivre ici, c’est récupérer du temps pour faire autre chose. »
Le vélo, « un mode de déplacement très pratique ici »
Il se déplace à vélo, « un mode de déplacement très pratique ici. La mobilité a beaucoup évolué depuis le temps où j’ai fait mes études ! » Comme beaucoup d’ex-parisiens, il apprécie l’offre culturelle. « Je ne comprends pas pourquoi la présidente de Région la met en péril. C’est dommage, car une ville perd en attractivité si on assèche la culture. »
Un regret ? Le manque de proximité avec la Maine et la rocade au pied du château… Un héritage des années 1970. « Avec la voie rapide, c’est toute une berge qui n’est pas exploitable. Dommage car une rivière, c’est un atout dans une ville. »
(1) Les Gadz’arts sont les élèves et les ingénieurs issus de l’École nationale supérieure d’arts et métiers.