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« Pour Sonia Mabrouk, comme pour d’autres, on ne ferme aucune porte », dit le patron de l’info de RMC BFM... |
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Sonia Mabrouk, journaliste à CNews et à Europe 1, ici en 2017. © OUEST FRANCE
La journaliste Sonia Mabrouk a annoncé vendredi 6 février sa démission de la chaîne, après le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne malgré ses condamnations définitives notamment pour corruption de mineurs. Interrogé par Ouest-France, le directeur général délégué à l’information du groupe RMC BFM, Jean-Philippe Baille, donne son opinion sur l’intervieweuse et sur son avenir.
« Cette décision ne m’appartient pas. J’ai beaucoup de respect pour ma direction, ma hiérarchie, mais en aucun cas, cela ne vaut de cautionner cela », avait réagi le 20 janvier Sonia Mabrouk sur CNews, interrogée en direct par le député socialiste Jérôme Guedj au sujet du maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne, malgré ses condamnations définitives notamment pour corruption de mineurs.
Depuis, le fossé n’a cessé de grandir avec sa direction. Et vendredi 6 février, la journaliste a annoncé à l’AFP avoir présenté sa démission de la chaîne.
« Une grande intervieweuse »
Pourrait-elle venir sur BFMTV  ? Interrogé à ce sujet par « Ouest-France », Jean-Philippe Baille, le directeur général délégué à l’information du groupe RMC BFM répond : « C’est une excellente journaliste, une grande intervieweuse, qui a aussi montré du courage. On a été en contact l’an dernier, les choses ne se sont pas faites. Depuis, une équipe est en place, et elle travaille très bien. Je ne sais pas si elle va quitter CNews mais pour elle, comme pour d’autres, on ne ferme aucune porte. »
Lire aussi : Jean-Marc Morandini visé par une nouvelle plainte pour « tentative de corruption de mineur »
Une porte ouverte à d’autres journalistes de renom… Regrette-t-il le départ de Benjamin Duhamel, qui, un temps, devait travailler sur France Inter tout en restant sur BFMTV ? « Le changement de configuration de la matinale de France Inter avait rendu les choses trop lourdes pour lui permettre d’assumer les deux missions. C’est un talent, que je connais bien - il a été mon stagiaire à RTL -, et on est toujours déçu de perdre un talent. Mais les chemins se recroisent souvent. »
« Léa Salamé : un regret »
Et concernant Léa Salamé, qui fut approchée par BFMTV mais qui choisit le JT de 20 heures de France 2 ? « Là aussi, c’est un talent. Bien sûr que c’est un regret. Oui, il y a eu des contacts, c’est normal. Est-ce qu’on se priverait de la possibilité de recruter un talent ? Non. »