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« On se moquait de moi » : qui est Mélissa Atta Bessiom, l’Angevine qui rêve d’être Miss France ?... |
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L’Angevine Mélissa Atta Bessiom a remporté, en septembre dernier, la couronne de Miss Pays de la Loire. © JUSTINE MONTAUBAN/OUEST-FRANCE
Victime de moqueries durant sa scolarité, cheffe de projet en intelligence artificielle dans un groupe français de luxe, Mélissa Atta Bessiom participera ce samedi 14 décembre à l’élection Miss France 2025. L’Angevine avait remporté, en septembre dernier, la couronne de Miss Pays de la Loire. Portrait.
Elle rêve de succéder à Ève Gilles, Miss France 2024. Ce samedi 14 décembre 2024, au Futuroscope de Poitiers (Vienne), Mélissa Atta Bessiom participera - avec 29 autres candidates - au concours de beauté, diffusé en direct sur TF1.
Cette Angevine de 25 ans, qui est cheffe de projet en intelligence artificielle chez Louis Vuitton, avait été élue Miss Pays de la Loire, le 28 septembre dernier, lors d’une élection à Château-Gontier (Mayenne). « Je suis sous le choc, il faut que je prévienne mon travail car je leur ai dit à lundi », avait-elle déclaré à Ouest-France, à l’annonce des résultats.
« Prête, déterminée et sereine »
Suivie par plus de 7 600 personnes sur Instagram, Mélissa Atta Bessiom se disait le 13 décembre « prête, déterminée et sereine », à la veille de la grande soirée.
La jeune femme rêve de participer au concours de beauté depuis une rencontre avec Flora Coquerel, Miss France 2014 : « Je l’ai croisée un jour à Paris, elle est venue me voir et m’a complimentée. Ça a été le déclic. Beaucoup de gens me disaient de me lancer dans les Miss, que ça me correspondait bien… »
« Je portais des chaussures d’hommes »
Une maman Française, un papa Camerounais, Mélissa Atta Bessiom est née à Londres. Très sportive, elle fait de la boxe et du Pilates après avoir pratiqué le volley. « En tant que Miss Pays de la Loire, j’ai envie de défendre les femmes et de les pousser à avoir confiance en elles. C’est ce que je fais déjà sur mes réseaux sociaux où j’essaie de soutenir les femmes grandes pour qu’elles s’acceptent », explique-t-elle.
« Je fais 1,80, je chausse du 43. Quand j’étais au collège, je portais des chaussures d’hommes, on se moquait de moi. Au fur et à mesure, j’ai pris confiance en moi, j’ai accepté ma taille et je me suis rendu compte que c’était un atout », ajoute-t-elle.
Une tradition « misogyne et ringarde », dénoncent des associations féministes
Toujours dans le collimateur d’associations féministes dénonçant une tradition « misogyne et ringarde », l’élection Miss France célèbre cette année sa 95e édition, rapporte l’AFP.
À voir : Miss France : pourquoi faut-il faire minimum 1 m 70 pour être sélectionné ?
Présidé cette année par la chanteuse Sylvie Vartan, le jury à nouveau 100 % féminin réunit la championne olympique Marie-José Pérec, l’animatrice et styliste Cristina Cordula, la danseuse Fauve Hautot, l’humoriste Nawell Madani, la pianiste Khatia Buniatishvili et l’ex-Miss France Flora Coquerel.
Les miss finalistes seront départagées à 50/50 par les téléspectateurs de TF1 et le jury. En cas d’égalité, le public aura le dernier mot.