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« On n’efface pas tout le passé » : cette association fait vivre le souvenir de cette grande entreprise d’Angers... |
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Les membres de l’association pour la sauvegarde et la valorisation de l’ex-usine Thomson d’Angers préparent activement leur première réunion publique, proposée sur deux jours. © Ouest-France
Bien décidé à ne pas voir l’ancienne usine Thomson tomber dans l’oubli à Angers (Maine-et-Loire), l’association dédiée à sa sauvegarde et sa valorisation organise sa première réunion publique, fin mars.
Ils l’avaient dit, ils l’ont fait. En septembre 2025, Ouest-France annonçait la constitution de la première association dédiée à la sauvegarde et à la valorisation de l’ancienne usine Thomson d’Angers (Maine-et-Loire), 13 ans après sa fermeture. Aujourd’hui, le collectif est bel et bien vivant. Et actif.
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Désormais, le site de 13 ha racheté par Angers Loire métropole en 2023, n’est plus qu’un géant mort dans l’attente d’une autre vie, le long du boulevard Gaston-Birgé. Une autre vie dans laquelle l’association veut laisser une trace de ce qui était. Car comme dit Louis-Marie Bosseau, l’un des cofondateurs : On n’efface pas tout le passé.
« La fermeture a été un choc terrible »
D’autant plus que ce passé n’est pas forcément pérennisé, ancré dans une connaissance collective par des travaux universitaires ; contrairement à l’empire Bessonneau ou les ardoisières de Trélazé, par exemple. Raison de plus, pour les membres de l’association, de maintenir le souvenir de cette ville dans la ville
avec ses 5 000 salariés aux temps glorieux.
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Forte d’une trentaine d’adhérents et de sympathisants signataires d’une charte pour soutenir ses objectifs, la structure passe à la vitesse supérieure en organisant sa première réunion publique, fin mars, sur deux jours. Au programme : la présentation de l’association, le partage de la vision du site et la collecte de la parole des anciens de Thomson et des riverains. Indispensable, selon ses membres.
« Libérer la parole »
La fermeture a été un choc terrible pour beaucoup de gens, développent-ils en chœur. Le deuil, personne n’a pu le faire et le fait qu’on fasse appel à la mémoire collective permet de libérer cette parole.
Rendez-vous donc le vendredi 27 mars 2026, à partir de 18 h 30 et le samedi 28 mars à partir de 10 h, à la salle municipale des Banchais, square Henri-Cormeau. Entrée libre et gratuite.