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« Nous avons licencié notre pâtissier » : dans cette commune proche d’Angers, les commerçants ont souffert des travaux... |
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Thierry Lirand, devant son magasin de cycles Coxebike, en juin 2025. © Ouest-France
De janvier à novembre, les travaux route de Beaufort, à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire), ont diversement affecté les commerces. Reportage.
L’année 2025 fut très, très longue pour les commerçants du centre commercial Jean-Jaurès et de la route de Beaufort, à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire), qui ont dû s’armer de beaucoup de patience tout le temps qu’ont duré les travaux. C’est-à -dire de mi-janvier à mi-novembre avec, toutefois, quelques interruptions bienvenues. En jeu, la rénovation des réseaux et la création d’une piste cyclable jusqu’à Pignerolle.
« Le carrefour était complètement bloqué »
Près d’un an après, quel bilan tirer ? Contrasté et, heureusement, pas aussi négatif que prévu par certains. Thierry Lirand, en tout cas, a vécu une année comme il n’en souhaite à personne.  En début d’année, j’ai perdu 40 % de mon chiffre d’affaires,
rapporte le responsable du magasin de cycles Coxebike. Mais c’était sur un petit volume. Ensuite, quand ils ont rouvert la route fin avril et en mai, j’ai fait un super mois. Mais, de juin à juillet, le carrefour était complètement bloqué. J’ai perdu 50 % sur mon plus gros chiffre. Pour l’activité réparation, les gens savent où je suis, mais pour l’activité vente, ça a été la catastrophe.Â
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Autre commerçant à avoir beaucoup souffert, Kevin Cadeau, de la boulangerie-pâtisserie Lux.  Quand ils ont enlevé le goudron et bloqué la route, nous avons perdu environ 50 % de notre chiffre d’affaires,
indique l’artisan. Maintenant, nous avons récupéré notre clientèle de Saint-Barthélemy, mais pas celle de Beaufort. Nous avons dû licencier notre pâtissier et nous ouvrons un jour de plus, le mercredi, pour compenser »,
ajoute-t-il.
« Le planning a été respecté »
D’autres ont  moins souffert »,
reconnaît la bijoutière Camille Guyon qui signale avoir fait  un très bon salon Made in Angers ».
Delphine Douet, de l’agence immobilière Carré immobilier, a dû se déplacer davantage pour voir la clientèle à cause du  bruit, horrible ».
Mais elle souligne que  le planning a été respecté. La mairie a fait un bon travail de communication et les ouvriers ont été très compréhensifs ».
Ce que retient également l’opticienne Lorraine Saint-Sever.  Les gens ont joué le jeu, les entreprises ont essayé de faire au mieux.Â
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Malgré cela, le garage Leseul a quand même dû s’adapter à un planning très fluctuant.  L’accès au garage changeait de jour en jour, et même d’heure en heure,
raconte Alexandre Vaugeois, le responsable. Ça a été compliqué pour les collaborateurs, les livreurs de pièces, les clients que nous avons dû aller chercher.Â
Décembre est là . Le chantier est terminé. Il ne reste plus, comme tous l’espèrent, qu’à  essayer de finir l’exercice 2025 en beauté ».