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« Les piles de dossiers s’amoncellent » : les policiers en colère dénoncent le manque d’effectif, à Nantes... |
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Entre 300 et 400 personnes se sont réunies devant le commissariat de Nantes pour réclamer davantage de moyens pour la police, samedi 31 janvier. © Ouest-France
Entre 300 et 400 personnes se sont rassemblées devant le commissariat de Nantes, samedi 31 janvier, pour réclamer davantage de moyens pour la police nationale.
Engagée sous une pluie battante, à 11 h, samedi 31 janvier, la mobilisation nationale à l’appel du syndicat policier Alliance a malgré tout rassemblé entre 300 et 400 personnes devant le commissariat de Waldeck-Rousseau, à Nantes. Des policiers pour la plupart, mais aussi quelques citoyens et responsables politiques.
En cause ? Les promesses non tenues
face au manque de moyens humains et matériels
. Bruno Gallais, délégué départemental d’Alliance, a fait le calcul : A Nantes, malgré onze arrivées en 2025, la perte nette s’élève à une soixantaine d’agents de terrain et d’investigation en 2024 et 2025, et on va en perdre autant rien qu’en 2026, sur un effectif de 1 280. Cela va s’accentuer encore jusqu’en 2030, avec des départs à la retraite qui n’ont pas été anticipés, et qui ne sont remplacés qu’au fil de l’eau.
Conséquence de ce sous-effectif, le policier déplore mal-être
, épuisement
, fatigue
, notamment pour les agents d’investigation. Les piles de dossiers s’amoncellent, et sont parfois classés sans même avoir été ouverts, dès qu’ils sont trop vieux, au bout de deux ou trois ans. Alors que derrière, il y a des victimes
, observe Bruno Gallais. Le délégué pointe un logiciel obsolète, qui déconnecte une fois sur deux
, ou encore des véhicules qui dépassent pour certains les 200 000 km et qui ne sont pas renouvelés
.
Le RN et la droite nantaise présents
Le discours, ponctué d’une Marseillaise, a été applaudi par les responsables politiques présents. Notamment une délégation de la droite et du centre, dont Laurence Garnier (LR), Valérie Oppelt (Renaissance) et Guillaume Richard (Horizons), unis derrière la candidature de Foulques Chombart de Lauwe aux prochaines municipales, et venus afficher leur soutien inconditionnel à la police, qu’elle soit nationale ou municipale
.

Comme la droite nantaise, le Rassemblement national était présent : Jean-Claude Hulot (tête de liste aux municipales), Gauthier Bouchet (délégué en Loire-Atlantique), Marie-Caroline Le Pen (déléguée dans la Sarthe) et Philippe Olivier (député européen). Ouest-France
Mais aussi des représentants du Rassemblement national, dont Jean-Claude Hulot (tête de liste à Nantes), Gauthier Bouchet (délégué départemental), ainsi que Marie-Caroline Le Pen (sœur de Marine Le Pen et déléguée RN de la Sarthe) et son conjoint, le député européen Philippe Olivier. C’était le rassemblement le plus proche du Mans, donc on est venus, confient ces derniers. L’insécurité touche tout le monde et partout.