|
« Les jeunes femmes n’hésitent plus à s’en séparer » : dans sa boutique, elle donne une seconde vie aux robes de mariées... |
1
Au cœur du centre-ville d’Ancenis Saint-Géréon, Laura Oger propose des robes de mariées et de cocktail de seconde main. © Ouest-France
Depuis peu, la boutique La Perle de la mariée a ouvert ses portes dans le centre d’Ancenis-Saint-Géréon (Loire-Atlantique). Sa particularité ? Laura Oger n’y vend que des modèles de seconde main, alliant écologie et économies pour un jour J de plus en plus coûteux.
Le mariage revient dans l’air du temps. Après le Covid et l’ère du post-Covid, le nombre de mariages est désormais supérieur à celui de 2016 »,
souligne Laura Oger, qui vient d’ouvrir sa boutique de robes de mariées et de robes de cocktail à Ancenis-Saint-Géréon (Loire-Atlantique).
Signe du temps, la jeune commerçante de 30 ans vend exclusivement des modèles de seconde main. Ici, à la Perle de la mariée, je propose des modèles issus de déstockage ou dans le cadre d’un dépôt-vente avec des particuliers. Mon objectif est d’encourager une pratique plus écologique, mais aussi plus économique.
Lire aussi : ENTRETIEN. « L’enjeu du mariage est de savoir quelle image de son couple on veut donner »
« Les futures mariées sont prêtes à faire une heure de route »
Pour Laura Oger, l’aventure est aussi personnelle. Fiancée en 2024, elle a dû monter à Paris
pour trouver sa perle rare d’occasion, faute d’offre locale.
J’ai trouvé cela dommage »,
confie la commerçante, qui a ciblé Ancenis-Saint-Géréon pour son dynamisme économique, à mi-chemin entre Nantes et Angers : Je vise une clientèle dans un périmètre de 50 km autour d’Ancenis. En général, les futures mariées sont prêtes à faire une heure de route.
Un marché en plein essor
Celle qui reçoit essentiellement sur rendez-vous propose déjà une quarantaine de modèles, tout en espérant rapidement dépasser un stock de cent. Avec ce système, chaque modèle est unique et je souhaite que quiconque, quel que soit son gabarit, se sente bien et puisse trouver son bonheur. Le tout dans un état impeccable. Je suis très sélective.
Si le marché de la seconde main semble en plein essor, l’inquiétude des futures mariées concerne la qualité. Mais les mentalités évoluent. Si les femmes de plus de 50 ans restent attachées à leur robe, les plus jeunes n’hésitent plus à s’en séparer pour lui offrir une seconde vie. De plus, en cinq ans, le taux d’intention d’essayer ou d’acheter une robe de mariée de seconde main a augmenté de 50 %.
Un prix moyen de 900 €, contre 1 500 € pour une robe neuve
Tout en visant l’excellence, la commerçante met aussi en avant l’intérêt économique. Le prix moyen d’une robe neuve en France est de 1 500 €. Il est de 900 € pour la seconde main.
Un argument de poids qui permet de réduire la facture : Un mariage peut coûter jusqu’à 30 000 €
, souligne la commerçante.
Côté style, la tendance est au satin et au style bohème mais les formes princesse ou sirène restent des intemporels ».
La Perle de la mariée, 57, place Jeanne-d’Arc. Ouvert du mardi au vendredi, de 10 h à 18 h ; le samedi, de 9 h à 19 h, et le lundi après-midi, uniquement sur rendez-vous. Contact. Tél. 06 19 16 49 39.