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« Les filles ne voient pas le champ des possibilités illimité », selon Léa, étudiante – ingénieure... |
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Saint-Barthélemy, le 15 octobre 2025. Léa Guinard, 20 ans, est en première année du cycle ingénieur de l’Esaip, volet gestion des risques et environnement. © CO
Étudiante en 3e année, l’Angevine Léa Guinard est l’une des ambassadrices de l’Esaip, école d’ingénieurs à Saint-Barthélemy-d’Anjou, près d’Angers (Maine-et-Loire) qui organise ce jeudi 16 octobre l’événement « Génération ingénieure » destiné à sensibiliser les jeunes femmes aux métiers scientifiques.
Elle en a surtout souffert au lycée. D’abord parce qu’elles n’étaient que deux filles dans sa classe de terminale STI2D, au lycée Saint-Aubin La Salle, près d’Angers. Ce qui ne l’a pas empêchée de décrocher son bac avec mention grâce au grand oral où elle a présenté une éolienne portative. Surtout parce qu’elle sentait une certaine jalousie malsaine de la part des garçons.  Ils supposaient que notre professeure principale nous favorisaitÂ
, se souvient Léa Guinard, 20 ans.
En première année du cycle ingénieur en santé, sécurité et environnement à l’Esaip, la jeune femme ne regrette surtout pas son choix d’une filière très masculine. Lors de ses deux années de prépa intégrée à l’école d’ingénieurs située à Saint-Barthélemy, elle n’a d’ailleurs aucunement souffert de sa « conditionÂ
alors qu’elles n’étaient, là encore, que deux étudiantes dans sa promo.
Une journée 100 % féminine
 Je crois au contraire que les filles ne voient pas le champ des possibles illimité dans le métier d’ingénieurÂ
, confie l’étudiante.  J’avais plein d’idées de métiers en tête mais j’ai toujours eu envie de savoir comment quelque chose fonctionne, quelles sont ses problématiques et comment les résoudre ? J’aime avoir quelque chose en tête et pouvoir le réaliserÂ
, raconte encore Léa dont les heures passées dans l’atelier de son papa, menuisier dans le Layon, ne sont pas étrangères au choix d’un métier technique.  J’ai pourtant entendu dire que je n’aurais pas le niveau pour une école d’ingénieurs mais ça a décuplé mon envie de réussirÂ
, assume l’étudiante de l’Esaip où elle a des responsabilités dans les associations Innov Lab et Safe.
Ce jeudi, Léa Guinard sera l’une des « ambassadrices » de l’école dans le cadre de la journée « Génération ingénieure »
. Lors de cet événement 100 % féminin, lycéennes et étudiantes sont invitées à découvrir et à rencontrer entreprises et professionnelles inspirantes pour déconstruire l’image masculine des métiers de l’ingénieur (seulement 24 % de femmes).
Créé en 1988 à Saint-Barthélemy, l’Esaip (1 100 étudiants) est un établissement d’enseignement supérieur privé reconnu par l’État et référent dans les domaines du numérique et de l’environnement.