|
« Le premier acte politique du maire sera de brutaliser la minorité » : l’opposition remontée contre Christophe Béchu... |
1
Christophe Béchu et Romain Laveau, ça chauffe (déjà) au conseil municipal. © Jérôme Fouquet/Ouest-France.
Fraîchement réélu, Christophe Béchu doit être officiellement installé maire d’Angers (Maine-et-Loire) ce vendredi 27 mars 2026. Les conseillers d’opposition viennent d’apprendre qu’ils allaient perdre un bureau, avoir moins de budget et moins de place pour s’exprimer dans le magazine municipal. Le groupe Demain Angers est vent debout.
Le groupe d’opposition Demain Angers l’a appris lundi 23 mars 2026 lors d’une réunion en format restreint avec le maire. Cette réunion, la première avant l’installation du nouveau conseil municipal à Angers vendredi 27 mars, a été une douche froide pour Romain Laveau, Silvia Camara-Tombini et les deux collaborateurs du groupe d’opposition qui les accompagnaient. Ils sont directement concernés.
Nous avons découvert avec stupeur les décisions présentées en amont du premier conseil municipal de ce mandat »,
déclare dans un communiqué de presse Demain Angers. En clair ? Il décide : de réduire les moyens humains du groupe, passant de 2 équivalents temps plein à 1,2 ; de supprimer un espace de travail pour nos collaborateurs ; de diminuer drastiquement notre droit d’expression dans le magazine municipal Vivre à Angers
, s’offusque Demain Angers.
« Décision unilatérale »
Avec moins de budget attribué par la Ville, Demain Angers peut donc financer moins d’heures. Concrètement, je vais passer de 3,5 jours de travail par semaine à seulement 12 heures par semaine. Je vais devoir retrouver un autre emploi
, se désole Mélanie Benard, collaboratrice depuis septembre 2024.
Ces mesures visent à réduire fortement nos moyens d’organisation et d’expression, alors même que notre groupe compte aujourd’hui davantage d’élus que lors du mandat précédent. Ce que le maire n’a pas obtenu dans les urnes, il tente de l’imposer par décision unilatérale, rompant avec 36 années de pratiques démocratiques fondées sur le consensus
, martèle Demain Angers dans son communiqué.
Signalant au passage que Christophe Béchu a pourtant lui aussi été membre de l’opposition entre 2008 et 2014 et a ainsi bénéficié de ces acquis qui existent depuis 1990. Pour Romain Laveau, président du groupe Demain Angers au conseil municipal, c’est une atteinte majeure au bon déroulement du conseil municipal et à la tradition démocratique locale. Le premier acte politique du maire sera donc de brutaliser la minorité ».
Sollicité, le cabinet du maire n’a rien à dire à ce stade
mais ne manquera pas d’y revenir
.