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« La vie d’artiste, c’est de chercher sans arrêt », un couple expose dans cette commune d’Anjou... |
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Les 2 artistes, François Agate et Liliane Balthazar, exposent à l’Espace Artistique de l’Anjou jusqu’à dimanche 31 août. © Ouest-France
La peintre Liliane Balthazar et le sculpteur François Agate sont venus d’Uzès (Gard) avec leurs univers sublimant ainsi la couleur et la transparence. Ils exposent à l’Espace artistique de l’Anjou, à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire), jusqu’au dimanche 31 août 2025.
Des origines italiennes pour le sculpteur et plasticien François Agate, la culture créole et une enfance au Sénégal pour la peintre Liliane Balthazar. Est-ce pour cela que les œuvres exposées à l’Espace artistique de l’Anjou, situé à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire), par le couple venu d’Uzès, dans le Gard, regorgent de lumière, de couleurs et de rythme ?
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Un parcours éclectique - entre verrerie et bas-reliefs
François Agate annonce « 40 ans de pratique artistique ». Il ajoute, « Je ne veux pas dire que j’ai “évolué”. On change. On passe par diverses étapes créatives. »
Et il en a connu beaucoup. À 20 ans, il commence par réaliser des bas-reliefs en copeaux d’aluminium. Plus tard, parallèlement à son métier d’enseignant, il suit des cours aux Beaux-Arts de Marseille, suit une formation chez des maîtres verriers, réalise ensuite ses premières œuvres en marbre et en bronze avant de filer dans un atelier à Carrare, pendant 20 ans. « En 2002, dit-il, j’ai introduit le verre. Maintenant, je le mélange au granite, au bronze ou au marbre. La vie d’artiste, c’est de chercher sans arrêt. Je ne suis pas d’accord pour faire tout le temps la même chose. Il confie, 20 ans à Carrare, je me reproduisais, c’était horrible ! » Dans ses sculptures, il affirme une prédilection pour le cercle, les colonnes et les formes humanoïdes.
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À l’Espace Artistique, il présente, entre autres, plusieurs cercles où des multitudes de lamelles de verre s’enchevêtrent harmonieusement aux autres matériaux. Un travail de fourmi long, minutieux. « C’est le seul moment où je suis patient ! », avoue-t-il en riant.
« Je ne prends que le métal dont la forme m’inspire »
S’il y a une constante chez Liliane Balthazar, qui a pourtant commencé par des dessins et des peintures à l’encre, c’est son goût pour la couleur, une couleur vive, joyeuse, voire « exacerbée ». Il s’exprime aussi bien dans ses toiles figuratives, mais totalement transfigurées, que dans ses toiles abstraites. Autre récurrence chez elle, le trait noir, net, en relief, qui dessine les contours ou strie le tableau, lui conférant « une troisième dimension ». Dans le dernier espace, elle donne à voir des « oxychromes », œuvres réalisées sur des morceaux de métal rouillé qu’elle va dénicher chez des ferrailleurs. « Je ne prends que le métal dont la forme m’inspire, précise-t-elle. Je la garde telle quelle. » Avec un produit, elle stabilise la rouille qui devient alors patine, puis elle applique les couleurs et les traits. Le métal est transformé, il a acquis « une dimension poétique ».
Jusqu’au dimanche 31 août, Espace artistique - Saint-Barthélemy-d’Anjou, à côté du château de Pignerolle. 14 h - 18 h 30 en semaine, 10 h-18 h 30 le week-end.