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« Je suis un grand mangeur de miel » : à la retraite, Marcel est devenu apiculteur puis chasseur de frelons asiatiques... |
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Marcel Hamard près des ruches de son fils, Guillaume, un piège à frelons asiatiques à la main. © Ouest-France
Apiculteur amateur depuis 19 ans, Marcel Hamard est devenu il y a dix ans désinsectiseur. Il chasse les frelons asiatiques avec son fils en Maine-et-Loire.
Ancien éleveur de vaches laitières à Saint-Michel-et-Chanveaux (Maine-et-Loire), Marcel Hamard est devenu apiculteur amateur à sa retraite en 2007. Pourquoi l’apiculture ? Parce que je suis un grand mangeur de miel
, dit-il d’un air malicieux. Mon grand-père avait des ruches et ça m’est toujours resté dans un coin de la tête.
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Il s’inscrit alors à la formation d’apiculteur à la Rucher école au lycée agricole du Fresne à Sainte-Gemmes-sur-Loire. Aidé par les cours théoriques deux fois par semaine et le tutorat d’un apiculteur, il s’occupe d’une ruche pendant une année. Puis il se lance et à partir d’une ruche divisée, il réussit à obtenir au fil des ans trente-cinq ruches au plus fort de son activité.
Son fils l’a rejoint dans l’aventure
Après environ deux ans, son fils, Guillaume qui était banquier, le rejoint et décide d’en faire son métier. Mais à partir de 2014, mes ruches ont commencé à se faire attaquer par des frelons asiatiques, j’ai eu des pertes énormes. J’ai alors contacté l’Asad (Association sanitaire apicole départementale), qui avait fait un appel à volontaires parmi les apiculteurs pour se former à la destruction des nids de frelons
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Après une formation auprès de cette association, il obtient le certificat Biocide qui lui permet d’utiliser les produits chimiques pour détruire les nids. Pour des raisons de sécurité, on travaille à deux, l’un tient une perche qui peut atteindre 1,50 mètre pendant que l’autre à l’aide d’un compresseur pousse la poudre insecticide dans le nid et 48 heures plus tard tous les frelons sont morts
, explique l’apiculteur.Cela fait plus de dix ans que je suis désinsectiseur, aujourd’hui je voudrais passer le relais, je suis prêt à aider celui qui voudra bien se former
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Il cherche un successeur
En parallèle de son appel à volontaire, Marcel Hamard veut encourager la population à s’équiper ou à fabriquer des pièges à frelons asiatiques. Il est d’ailleurs grand temps de se mobiliser car c’est au mois de février que les fondatrices commencent à se nourrir des premières fleurs, celles des camélias, avant de fonder leur nid.
Des pièges sont disponibles auprès de l’Asad, mais il est aussi possible de les fabriquer soi-même en y incorporant une grille jaune au diamètre précis, que l’on peut commander auprès de l’association ou bien même acheter dans les magasins spécialisés.
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