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« Être raisonnable sur les usages de l’eau » : une hydrobiologiste en conférence à La Pouëze... |
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Jean-Louis Lecourbe, Marie Mézière Fortin et Guy Malinge. © Ouest-France
L’hydrobiologiste Marie Mézière-Fortin va donner une conférence sur l’eau, organisée par les amis de la confédération paysanne, vendredi à La Pouëze, près d’Angers (Maine-et-Loire). Une ressource qu’il est urgent de partager et préserver davantage.
Marie Mézière-Fortin est une consultante dans le domaine de l’hydrobiologie auprès d’élus, de syndicats. Vendredi 15 septembre 2023, c’est à l’ensemble des citoyens qu’elle délivrera un message. La terre est recouverte d’eau mais essentiellement salée. La part d’eau directement utilisable et disponible pour l’humanité, c’est une tête d’épingle ! Et en plus, elle est répartie de manière inégale…
Elle l’affirme, l’année 2022 a été anxiogène. Les grands incendies, en particulier à Baugé, dans le Maine-et-Loire, ont donné matière à réfléchir. Je n’ai jamais vu autant de prise de conscience par la population.
Mais pourtant, selon elle, les gens restent mal informés sur la gouvernance de l’eau. Les structures qui gèrent la question de l’eau sont nombreuses : la police de l’eau, les parlements de l’eau, les commissions locales, syndicats, associations de consommateurs. Le grand public peut s’y perdre. Je veux repréciser qui fait quoi.
Encore des méconnaissances dans le grand public
Et même si la prise de conscience est là, la question de l’eau reste méconnue du grand public selon elle : « Il faut sortir de la vision idyllique du cycle de l’eau qu’on montre aux enfants à l’école. L’Inrae donne sa propre définition en tenant compte de l’impact de l’homme et en introduisant une notion de disponibilité de l’eau. » Qui devient alors une ressource particulièrement précieuse. « L’Europe nous impose de maîtriser la qualité de l’eau. Mais la quantité d’eau est aussi importante. Si les volumes d’eau disponibles baissent, les polluants vont se concentrer, et la qualité baissera aussi ! » Elle dressera d’ailleurs un état des lieux de la qualité de l’eau des rivières du Maine-et-Loire. « Seules 5 % des masses d’eau, représentant quelques portions de rivières, sont considérées en bon état. La qualité de l’eau, c’est au-delà des normes et des chiffres. C’est l’aptitude des rivières à accueillir la vie… »
Vendredi 15 septembre, théâtre de l’Ardoise. 20 h. Conférence-débat, L’eau, une ressource à préserver et à partager. Entrée libre.