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« Des gens voulaient faire du jet-ski, ils ont été interceptés » : les inondations menacent, ces comportements irritent... |
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A Cheffes, le niveau de la Sarthe continue de monter. Face à la crue, les habitants évacuent. Et pourtant, des personnes ont été interceptées car elles voulaient profiter de la montée des eaux pour faire du jet-ski. © Ouest-France
Ras-le-bol. C’est, en substance, le message du préfet à destination des imprudents alors que le département de Maine-et-Loire est confronté à des crues d’ampleur depuis plusieurs jours.
Le préfet et les maires ont beau taper du poing sur la table depuis plusieurs jours, crier haut et fort qu’il ne faut pas s’approcher des cours d’eau, des comportements continuent de les irriter. « Des gens du côté de Cheffes (NDLR. La commune au nord du Département va être évacuée aujourd’hui) voulaient faire du jet-ski, peste le préfet de Maine-et-Loire, François Pesneau. Ils ont été interceptés avant la mise à l’eau. »
Était-ce des habitants de la commune ? Toujours est-il que le préfet en appelle à la raison, comme des maires ont pu le faire depuis plusieurs jours concernant le tourisme de crue, et ces personnes qui gênent les interventions pour venir prendre des photos.
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« Un réel danger »
La Loire, et tous les cours d’eau du département, reste interdite et présente un réel danger pour toute forme de navigation encore plus en épisode de crue où la puissance des courants présente un danger non négligeable pour toute embarcation »,
précisait la préfecture de Maine-et-Loire, jeudi 19 février, dans un communiqué de presse.
« Elles ne seront pas prioritaires si une personne en détresse est en danger »
Ce même jour, l’embarcation des pompiers a été chahutée du côté de Chalonnes
, précisait le préfet, lors de la réunion de la cellule de crise intercommunale, vendredi 20 février. Plus de peur que de mal.
Alors que les appels à évacuer se multiplient à Chalonnes, Cheffes, toujours aux Ponts-de-Cé, ou encore à Briollay, le préfet de Maine-et-Loire en appelle à une conscience collective notamment pour les personnes qui refusent d’évacuer dans un premier temps puis appellent les secours derrière. Elles ne seront pas prioritaires si une personne en détresse est en danger.