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« C’était comme une thérapie » : artiste angevine, elle expose en solo pour la première fois... |
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Véronique Pireau, vendredi 27 juin, lors de l’installation de sa première exposition solo, dans la chapelle de Cheffes. © CO.
Ce week-end des 28 et 29 juin, la chapelle de Cheffes (Maine-et-Loire) accueillera l’univers de Véronique Pireau. Une trentaine d’œuvres seront présentées par cette artiste, dont le parcours a débuté en 2007.
Infirmière anesthésiste à la clinique de l’Anjou, Véronique Pireau découvre la peinture comme un besoin vital d’évasion.  J’avais besoin de sortir du cadre. J’ai trouvé une prof dans l’annuaire, et depuis je peins chaque semaine.Â
Elle suit alors les cours de Yolande Grancolas, peintre installée sur Angers.  Elle me conseille, me booste. J’ai un métier très rigide, avec des protocoles stricts. La peinture m’a permis de lâcher prise, de m’exprimer différemment.Â
Aujourd’hui, l’artiste explore librement les matières et les formats. Elle travaille principalement à l’huile, mais s’aventure aussi du côté du pastel, du fusain, ou de mélanges plus expérimentaux.  J’aime tester, chercher de nouvelles façons de rendre ce que j’ai ressenti. Dans le désert du Namib, par exemple, j’ai utilisé de la ponce pour faire apparaître les effets de croûte de sel au sol, selon la lumière.Â
Une peinture inspirée par le voyage
Ses sources d’inspiration sont multiples, mais toutes enracinées dans l’émotion :  Je peins à partir de ce que je vois, des gens que je rencontre, de mes voyages.Â
Les toiles de Véronique Pireau racontent des paysages, traduisent des ambiances, captent un regard ou une lumière.  La lune, les nébuleuses, les planètes, ça m’attire aussi. Il y a un côté presque méditatif dans ces sujets.Â
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Longtemps pratiquée pour elle-même, la peinture est aussi devenue une forme de reconstruction.  Au début, c’était comme une thérapie. J’ai eu une maladie qui m’a arrêtée quelque temps. Et je me suis vraiment retrouvée dans la peinture. Aujourd’hui, j’ai envie de le partager.Â
Une première exposition en solo
Invitée par une collègue de travail à exposer à Cheffes, Véronique Pireau a rapidement accepté.  C’est ma toute première expo seule. Ça me fait un peu peur, mais j’y tiens beaucoup.Â
Dans ce lieu patrimonial chargé d’histoire, elle espère que ses Å“uvres susciteront chez les visiteurs une émotion :  Je suis fière, stressée, angoissée… Un peu tout à la fois. Mais très heureuse.Â