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« C’est une sauvagerie » : après le meurtre de Matthias à la gare, une marche blanche à Angers... |
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Un marche blanche a lieu à Angers en hommage à Matthias, tué à la gare le 2 janvier 2025. Au premier rang, veste blanche, sa compagne. © Ouest-France
Ce samedi 11 janvier 2025, une marche blanche est organisée près de 10 jours après le décès de Matthias, tué à coups de marteau et couteau à la gare d’Angers (Maine-et-Loire). Elle rassemble 40 personnes. Ses proches veulent lui rendre hommage.
L’affaire a choqué la ville d’Angers (Maine-et-Loire). En pleine journée, le 2 janvier 2025, Matthias a été tué à la gare à coups de marteau et couteau, après une altercation avec quatre personnes.
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La situation avait dégénéré après un contentieux, dont on ignore encore l’origine. Les auteurs présumés ont ensuite pris la fuite et n’ont pas, depuis, été interpellés.
« Personne ne mérite de mourir dans des conditions pareilles »
Près de dix jours après les faits, les proches du jeune homme de 23 ans veulent lui rendre hommage. Ils organisent une marche blanche ce samedi 11 janvier, au départ des jeux d’eau près des halles Biltoki à Angers.
La marche, encadrée par les forces de l’ordre, partie avec 1 h 30 de retard, rassemble 40 personnes, dont une majorité de jeunes. « Il y a des amis, des connaissances, sa compagne, de la famille. C’est surtout sa famille de cœur qui est là. On espère qu’il y aura aussi des personnes qui ne le connaissaient pas », souffle Clotilde, sa tata de cœur.
« Cette marche est très importante pour l’accompagner dans son envol, le blanc (des t-shirts) symbolise la pureté. Personne ne mérite de mourir dans des conditions pareilles. C’est une sauvagerie, un assassinat terrible », ajoute-t-elle.
John Wick, « son surnom »
La plupart des participants arborent un t-shirt blanc avec une inscription : « John Wick ». « C’est son surnom donné par ses amis. Il aimait le film. On l’a toujours appelé comme ça, explique Stéphanie, sa compagne, qui attend un bébé. C’est très dur de tenir, mais je n’ai pas le choix… »
« On ne voit jamais de surveillance. On ne sent pas forcément en sécurité dans notre ville (à Angers). On dit que c’est une ville où il fait bon vivre, ce n’est pas forcément vrai », souligne Fabienne, une riveraine, présente à la marche.
Un arrêt est prévu devant le commissariat central, avant un recueillement sur les lieux du drame, à la gare. Il y a quelques jours, les proches de Matthias appelaient à un rassemblement « dans le calme, le respect et la bienveillance. »