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« C’est un coup dur pour le quartier » : La Cocagne, cette boulangerie bien connue à Angers, a fermé... |
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La boulangerie La Cocagne, à l’angle de la rue de la Roë et de la rue Saint-Laud, à Angers, a fermé, cinq ans après sa reprise. © Ouest-France
Reprise il y a cinq ans, la boulangerie La Cocagne, située à l’angle de la rue de La Roë et de la rue Saint-Laud, en plein centre-ville d’Angers (Maine-et-Loire), a définitivement fermé. Une surprise pour les commerçantes et les commerçants du quartier.
« C’est un coup dur pour le quartier. » Cette commerçante du centre-ville d’Angers (Maine-et-Loire) résume à elle seule la surprise de tout un bout de ville après avoir appris, par un petit mot écrit au feutre rouge, la récente fermeture de la boulangerie La Cocagne. « L’équipe part vers de nouvelles aventures, peut-on ainsi lire. Merci à vous pour votre fidélité tout au long de ces cinq belles années. »
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Situé en haut de la rue de Saint-Laud, à l’angle de la rue de la Roë et dans le prolongement du proverbial Bar du centre, le commerce avait été repris il y a cinq ans par Adrien Dureau, que nous n’avons pu contacter.
Distingué à la fête du pain en 2021
Tout entier voué à la cause de la boulange, ce dernier avait fait de l’établissement – récemment rénové, au surplus – un lieu réputé pour la qualité de ses produits, notamment les pains et les viennoiseries.
À ce titre, La Cocagne fournissait un bon nombre de restaurants du secteur en baguettes et en petits pains à burgers. Elle continue, du reste, car comme le précise l’équipe, « vous pourrez retrouver notre pain chez nos restaurateurs partenaires, chez qui nous maintenons un service de livraison ».
En 2021, Adrien Dureau s’était également distingué lors des concours de la fête du pain de la Fédération de la boulangerie et pâtisserie de Maine-et-Loire avec ses couques, des gâteaux d’origine flamande faits en pâte à brioche et garnis de raisins, et ses cookies.
Service de livraison maintenu pour les restaurateurs partenaires
Mais cinq années après sa reprise, donc, et malgré une réputation qui n’était plus à faire, le commerce a tiré le rideau. Définitivement. « Ils avaient réussi à fédérer quelque chose dans le quartier, il y avait de la vie, poursuit la commerçante angevine. Nous avons été nombreux à être surpris. »
Selon nos informations, les locaux de La Cocagne auraient été rachetés pour y implanter… un énième bar.