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WRC. Quinté gagnant pour Toyota dans la pluie et la boue au Rallye safari du Kenya... |
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Le Suédois Oliver Solberg a pris les commandes, ce jeudi 12 mars, du Rallye Safari du Kenya. © MASSIMO BETTIOL / Getty Images via AFP
La première journée du Rallye safari du Kenya a souri aux Suédois Oliver Solberg, qui a pris les commandes et relégué ses coéquipiers Toyota, dont Elfyn Evans et Sébastien Ogier, à plus de trente secondes. Ce rallye, troisième manche du championnat du monde WRC, se dispute dans des conditions dantesques.
Le jeune pilote suédois Oliver Solberg, au volant de sa Toyota, a pris les commandes jeudi soir du Rallye safari du Kenya, troisième manche du championnat du monde WRC, l’écurie japonaise raflant les cinq premières places, dans des conditions dantesques. Ce rallye au Kenya, dans la région de Naivasha, qui compte 20 épreuves spéciales chronométrées jusqu’à dimanche, est réputé imprévisible et exigeant avec notamment de la pluie et de la boue.
Solberg, qui avait débuté la saison 2026 des rallyes par une victoire éclatante fin janvier au Monte Carlo, a écrasé ses coéquipiers de Toyota, dont le Français Sébastien Ogier, ainsi que ses concurrents de Hyundai et de l’équipe privée M-Sport Ford, bien à la peine pour les deux premières spéciales.
Solberg, 24 ans, a construit sa victoire dès la première spéciale de Camp Moran, longue de 24,3 kilomètres, sur un parcours décrit comme « apocalyptique » en raison de la boue et de fortes précipitations tombées juste avant le départ.
Ogier face à son « plus gros défi » au Kenya
Le Suédois a pris la tête du classement général provisoire avec plus de 33 secondes d’avance sur son coéquipier britannique, cinq fois vice-champion du monde et prétendant au titre cette année, Elfyn Evans, et le nonuple champion du monde, Ogier, relégué à plus d’une minute.
La quatrième Toyota GR Yaris du Japonais Takamoto Katsuta suit à 1’15 et la cinquième du Finlandais Sami Pajari est à plus de 2 min. La première Hyundai i20 du Belge Thierry Neuville, champion du monde en 2024, n’est que sixième et la première Ford Puma de l’Irlandais Jon Armstrong, septième.
« Je ne peux pas croire que nous soyons encore à cette position. Je n’y voyais rien (à cause de la boue), même si nous avons été sauvés à la fin par la pluie », s’est exclamé Evans devant des journalistes sur place. Le leader Solberg s’est plaint aussi d’une visibilité réduite au minimum et s’est dit « un peu surpris » d’avoir mis « 30 secondes à Elfyn (Evans) et une minute à Seb (Sébastien Ogier) ».
Ce dernier, qui fait une saison partielle de dix rallyes sur 14 et qui n’était pas en Suède en février, a jugé que l’épreuve kényane était cette année « le plus gros défi » qu’il ait connu. « Je suis déjà venu trois fois et je n’ai jamais vu autant d’eau », a déclaré au site Auto Hebdo le quadragénaire qui a gagné deux fois le Safari Rallye du Kenya.
Le classement général provisoire à l’issue des ES1 et ES2
1. Oliver Solberg / Elliott Edmondson (SUE/Toyota) 30 : 18.6
2. Elfyn Evans / Scott Martin (GBR/Toyota) + 33’’3
3. Sébastien Ogier / Vincent Landais (FRA/Toyota) + 1’05’’.1
4. Takamoto Katsuta / Aaron Johnston (JPN-IRL/Toyota) + 1’15’’3
5. Sami Pajari / Marko Salminen (FIN/Toyota) + 2’06’’4
6. Thierry Neuville / Martijn Wydaeghe (BEL/Hyundai) + 2’21’’9
7. Jon Armstrong / Shane Byrne (IRL/Ford) + 2’32’’2
8. Adrien Fourmaux / Alexandre Coria (FRA/Hyundai) + 2’38’’1