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Saumur. La concentration d’hydrogène radioactif s’accroît dans la Loire et dans la Vienne

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photo le réseau sortir du nucléaire analyse régulièrement l’eau de la loire et l’eau potable à saumur. il avait déjà donné l’alerte en septembre 2018 sur la présence de tritium en quantité importante. © co-mélanie marois 2

Le réseau Sortir du nucléaire analyse régulièrement l’eau de la Loire et l’eau potable à Saumur. Il avait déjà donné l’alerte en septembre 2018 sur la présence de tritium en quantité importante. © CO-Mélanie Marois

L’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest lance une nouvelle alerte alors que la teneur en tritium est en hausse.

La concentration de l’hydrogène radioactif (tritium) a été relevée à 310 becquerels par litre (Bq/l) dans l’eau de la Loire en janvier 2019, selon l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro). La France a pourtant fixé son seuil d’alerte à 100bq/l pour l’eau de consommation. En septembre 2018, les taux diffusés par ce même réseau de « surveillance citoyenne » faisaient état de données dix fois moins élevées.

Dans son dernier communiqué diffusé ce mardi 18 mai 2019, cette association s’appuie sur les résultats obtenus dans son laboratoire à partir des prélèvements effectués par des bénévoles. Il est indiqué que : « A Saumur, en aval des cinq centrales nucléaires sur la Loire et la Vienne, la présence de tritium est quasi systématique aussi bien dans le fleuve que dans les eaux de consommation. En janvier 2019, la concentration en tritium dans l’eau de la Loire a atteint 310 Bq/L, qui est une valeur anormalement élevée : beaucoup plus que les valeurs publiées par EDF et plus que le seuil d’alerte de 100 Bq/L dans l’eau potable qui doit déclencher des investigations. Aucune autorité compétente n’a détecté ni évoqué cette pollution anormale », constate l’association.

Pour ce qui concerne les eaux de la Vienne, l’ACRO explique : « A Châtellerault, sur la Vienne, par exemple, les eaux de la rivière et de consommation sont contaminées à chaque prélèvement mensuel depuis décembre dernier, à des niveaux qui peuvent atteindre 50 becquerels par litre (Bq/L). C’est la centrale nucléaire de Civaux qui en est à l’origine ».

Le député Matthieu Orphelin demande une enquête

Ce faisant, ce collectif regroupant également le réseau Sortir du nucléaire met l’État face à ses responsabilités. « Nous demandons aux autorités », écrivent encore les signataires, « que tous moyens soient mis en place pour ramener les taux de tritium dans l’eau de rivières et des nappes phréatiques à une valeur proche du « bruit de fond » afin de ne pas porter atteinte à l’environnement, et d’autre part pour éliminer totalement ce radioélément dans les eaux destinées à la consommation ».

Dans un tweet diffusé sur son compte, le député de Maine-et-Loire Matthieu Orphelin a demandé également une enquête en s’appuyant sur le communiqué de l’Acro.

« 310bq/l, on est effectivement sur de l’anormal. Il faut cependant que des vérifications soient menées car le tritium est une matière compliquée à mesurer notamment sur son impact », avançait avec prudence Samuel Gesret, sous-préfet de Saumur.

Les registres des rejets de centrales «réexaminés»

Dans un communiqué diffusé le même jour, l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) indique qu’elle « n’a pas eu connaissance d’événements anormaux ». Elle précise qu’elle n’a pas en sa possession « de déclaration d’événement significatif relatif aux rejets par les exploitants des installations nucléaires ». Elle entend cependant « demander à l’exploitant s’il n’a pas eu d’événements anormaux sur ses sites et mènera des investigations pour trouver l’origine de ce taux détecté ». Avec l’aide de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), l’ASN indique qu’elle va « réexaminer les registres mensuels des rejets des centrales de la région concernée ».

Le contrôleur du nucléaire se veut aussi rassurant pour la population en précisant qu’il « n’y a pas de risque pour l’environnement ni pour le public. À titre d’information, la valeur-guide dans l’eau potable recommandée par l’OMS est de 10 000 Bq/l ». Ce chiffre est celui au-delà duquel il ne faut plus boire l’eau. La limite de 100 Bq/l avancée par l’Acro est celle à partir de laquelle les autorités déclenchent une enquête. Ce qu’elles ont fait ce mardi 18 juin 2019 en prenant connaissance des données diffusées par les associations.

 
Courrier de l'Ouest  

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