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Renouard et Leray, toujours dans l'impasse... |
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Libres de tout engagement, Sébastien Renouard (à gauche) et David Leray ne croulent pas sous les propositions. Ils espèrent toutefois rebondir au plus vite. En France pour Renouard, à l'étranger pour Leray. © Joël Le Gall
Ligue 2. Laissés libre par le Sco à la fin de la saison, Sébastien Renouard et David Leray, 27 ans, n'ont toujours pas trouvé de club. À dix jours de la fin du mercato, ils ne désespèrent pas pour autant.
L'un est parti dans la discrétion, en toute logique, après deux saisons où il n'avait été que très peu utilisé par Jean-Louis Garcia. Le départ de l'autre avait fait plus de bruit. Deux mois après, David Leray et Sébastien Renouard sont dans la même situation : sans club.
Pour autant, ni l'un, ni l'autre ne s'inquiètent. L'ancien messin peaufine même désormais sa préparation du côté de Nancy avec la réserve entraînée par Rachid Maatar. C'est Jean Fernandez, qui lui a proposé de venir profiter des installations de l'ASNL. « Il me connaît par coeur, c'est lui qui m'a fait débuter en première division quand il entraînait Metz, raconte l'ancien milieu de terrain angevin. J'aurai pu m'entraîner avec la réserve du Sco, Laurent Viaud l'entraîneur était d'accord, mais j'ai préféré venir ici pour me rapprocher de ma famille. Et puis à Angers, ça ne s'est pas fini comme je l'aurai souhaité, je n'avais pas franchement envie de leur demander un service. »
Du coup, après un mois à Capbreton et deux semaines d'entraînement seul à Angers, Sébastien Renouard a retrouvé un groupe. C'est ce qu'il cherchait en priorité. « Courir c'est bien mais ça a ses limites. Ca fait du bien de travailler en équipe, de renouer avec une ambiance de vestiaire. » D'autant que, comme il le reconnaît, il est désormais en pleine possession de ses moyens. « Ma blessure est oubliée, je me sens bien physiquement. Je serai rapidement opérationnel pour jouer. Ca a été une préparation délicate car j'étais seul mais j'ai été sérieux. » Selon ses dires, il ne manque pas de propositions. Des clubs de Ligue 2 s'intéressent à lui. « J'espère que ça se débloquera rapidement. »
Leray à l'essai en Suisse
David Leray est dans la même situation que son ancien coéquipier. Libéré par le Sco après quatre ans de bons et loyaux services, il s'entraîne seul à Angers en attendant une proposition. « C'est très calme pour le moment, je cherche mais ce n'est pas facile. Il y a beaucoup de joueurs dans ma situation. » Le défenseur souhaite poursuivre sa carrière à l'étranger, loin de la métropole. Essayé cet été par un club de seconde division suisse, il a décliné. « Ca s'est super bien passé. Ils m'ont proposé un contrat de deux ans. Le club n'était pas super alors j'ai préféré refuser et attendre une autre proposition. » Son essai en Suisse lui a fait manquer le stage UNFP des joueurs sans contrat. Il ne regrette rien et poursuit ses recherches. « Je suis ouvert à tout même à des destinations originales. Les États-Unis, ça me tenterait. »
À 27 ans, celui qui fut absent des terrains huit moins en 2008 suite à un problème de genou n'envisage pas de mettre un terme à sa carrière. Il reste confiant même s'il sait que le marché des transferts prend fin dans une semaine. « Pour moi, ce n'est pas gênant. Après le 31 août, les clubs peuvent encore recruter des joueurs libres. Dans mon cas, ça se décantera sûrement plus vite après le 31 qu'avant. »
Les deux joueurs, qui sont restés en contact, depuis la fin de la saison dernière, restent confiants. Souvent blessés par le passé, ils pourraient payer leur fragilité. Mais tous deux ont prouvé qu'ils étaient encore aptes pour le football de haut-niveau. À eux de ne pas être trop gourmand.
D'autres anciens angevins au chômage. Ernest Akouassaga (25 ans, 43 matches, 7 buts entre 2003 et 2006 sous le maillot du Sco) et Guillaume Norbert (30 ans, 18 matches, 2 buts en 2004 à Angers) sont également à la recherche d'un club.
Ouest-France